La vie d'étudiant semble un paradis terrestre. Il faut reconnaître qu'au niveau du temps passer en cours et que l'on apparenterait aux heures de travail de tout un chacun, nous ne sommes pas si mal lotis. Je dis nous car je suis un étudiant et rien qu'à voir mon emploi du temps j'ai parfois honte. Honte de me permettre cela alors même que mes parents par exemple ou d'autres personnes dans mon entourage n'ont pas autant de temps de libre.


Mais bien vite je relativise cette quiétude.

En effet ils ne sont pas rares les étudiants qui travaillent désormais et parfois même au détriment de leurs études. Certes certains et ils restent un bon nombre ont papa, maman pour les aider et en profitent. Mais combien malgré les heures passées au fast-food arrivent tout juste à joindre les deux bouts ? Je travaille moi aussi mais certainement pas au niveau que je peux voir parmi mes coreligionnaires.

De plus calculer le temps de travail d'un étudiant à la durée des heures de cours s'avère être de la facilité. Je ne vais pas jusqu'à pousser le vice à dire qu'à force on travaille autant voir plus que quelqu'un dans une usine. Bien sûr que non. Seulement si faire ses devoirs ou réviser sa leçon peut suffire même jusqu'au lycée la situation en Université est largement différente.

Et pourtant dans des certains domaines vous pouvez user de cette technique de bachotage durant les premières années. Je l'ai constaté par moi même, alors même que lors de portes ouvertes je vantait les mérites de la réflexion et de la construction d'analyse, je m'apercevais qu'au moment des examens notre système scolaire, aidé par quelques professeurs bien disciplinés (de gré ou un peu de force) cautionnait plus la répétition d'acquis standards de les réflexions construites.

Pour les premières années disait-je.

En effet je viens d'entamer un Master 1 en Science Politique. À vos souhaits. Non je plaisante il n'y a pas là à se vanter. Toutefois je me suis aperçu que les acquis d'autrefois ne suffisaient plus et parfois ne servaient pas tout le temps. Bon il faut dire que je suis atypique j'ai fait une licence en droit. Vous comme moi vous me direz que cela semble être quelque chose de logique. Mais visiblement pour l'administration universitaire non. Mais que voulez vous le jour où nous comprendront l'administration universitaire.

Donc poursuivons. J'ai décidé de consacrer ma vie, heu pardon mon année à un mémoire. Dont voici l'intitulé : La communication du Parti Socialiste durant les élections européennes de Juin 2009. Sic. Comme vous dites.

Se pose déjà une interrogation pourquoi ce sujet ? Écartons bien l'idée parce qu'il n'y avait plus que cela en rayon, le choix des sujets de mémoire se font à la discrétion de l'étudiant. Dans le passé certains sujets furent même un brin éloigné du thème de Master, la Science Politique. Bon il faudrait déjà savoir ce que c'est la Science Politique, mais permettez que l'on en débatte à une autre occasion, voulez vous bien ?

Donc j'ai moi même choisi ce sujet. Mais pourquoi. Plusieurs raisons et pour cela le mieux est de décomposé le titre du sujet. Rassurez vous ce ne sera en rien fastidieux, enfin si peut-être, oh allez vous n'allez pas râlez ?

1 – Les élections européennes : des quelques articles disséminés dans l'écho vous avez pût constater un certain attachement personnelle à la question européenne. Je ne m'en cache pas. Pourquoi le ferais-je ? Je me définis parfois comme breton, français et européen. En tout cas, mon esprit curieux de nature m'amène souvent à m'interroger sur cette étonnante machine qu'est là construction européenne. Aussi importante qu'active, aussi incompréhensible pour beaucoup de personnes que présentes dans toutes nos actions. Très peu de domaines, sport, culture, justice, consommation, n'ont pas eu au moins le regard de l'Europe posés sur eux. Et comme toujours j'aime comprendre les choses. Comme dirait mon ami (en fait je le connais pas mais ça fait toujours classe le mon ami) Michel Chevalet, j'aime savoir « Comment ça marche ? »

2 - La Communication : Étrange chose que ceci, aussi informe et diverse que apparemment toute puissante désormais. Tout est communication et tout semble devoir passer par la communication. Si on rate quelque chose c'est forcément parce que la communication fut mauvaise. Le CPE ? On a mal communiquer. Le raté de Jospin en 2002, il a mal communiqué. L'élection de Nicolas Sarkozy ? Sa communication fut parfaite. On ne sait pas ce que c'est et pourtant on a l'impression que sans elle on ne serait rien. Ou en tout cas nos hommes politiques ne seraient rien. Et puis si la communication ne reflète pas forcément la réalité des choses, ça simple existe fait que elle est réelle.

3 – Le PS : Solution de facilité ou envie de jouer au docteur ? Je m'interroge encore. Je pense sans doute que mes opinions de gauche ont sans doute jouer en la matière. Attention ne nous méprenons pas, je ne chercherais pas à faire de ce mémoire une tribune, un moyen de dire que non le PS n'est pas mort ou encore des tas d'autres choses. Simplement c'est comme tout, l'intérêt que l'on porte à une chose nous pousse à l'étudier, le comprendre. Celui qui aime bricoler va chercher à apprendre de nouvelles techniques, à voir comment fonctionnent certains outils. Celle ou celui encore, ne faisons pas de sexisme qui aime une star va chercher à apprendre tout sur lui, se renseignera.

Sauf qu'il ne faut pas confondre intérêt et recherche. Et je pense aussi que ce sera la difficulté de mon travail. Savoir non pas être objectif (j'ai pût répéter plusieurs fois ici même ma piètre considération à cette terminologie d'objectivité), mais se montrer honnête. Ce que l'on appelle la distanciation scientifique. Difficile chose et toujours incertain. Mais il me semble, encore que je ne sois pour l'instant qu'un bébé chercheur se poser des question sur tout serait une bonne solution. Oui mais jusqu'à quel point ?

En tout cas une chose est sûre, entre ça et les simulations organisées de négociations à l'OMC et d'une directive européenne mes heures de cours sont en rien les seules heures de travail que j'ai à faire.