La définition d'une identité nationale est à la nation ce que l'inquisition est à la foi.

Par simplicité d'esprit, malhonnêteté intellectuelle ou volonté manipulatrice, l'ultra droite cherchent à transformer notre sentiment d'appartenance à une même nation en une artificielle construction "exclusionniste".

Ce sont nos parcours individuels, nos actes, nos histoires, nos imaginaires, qui, au fils des ans, nous donnent ce sentiment d'appartenance à une même nation. Définir une identité nationale, c'est diminuer l'importance des règles nous permettant de vivre ensemble, de la loi, de notre république, par rapport à une norme sur nos pensées, sur nos êtres.

Qu'un nouvel homme mette en évidence une nouvelle posture philosophique ou remette en cause une ancienne croyance que l'on croyait immortelle et "l'identité nationale" change, "l'identité nationale" ne repose pas sur des idées éternelles.

Elle repose sur les mythes de classification des individus qui avaient bonne presse au début du XXème siècle et qui inspirent beaucoup d'extrémistes. En souhaitant faire la promotion de l'identité nationale, l'ultra droite veut doucement nous conduire vers ce qui, sans ce détour hypocrite, serait inacceptable, la poursuite de la transformation de nos démocratie en des barbaries xénophobes.

S'il n'y avait pas cette volonté, nous n'entendrions pas parler d'identité nationale mais d'identité républicaine. Nous n'entendrions pas parler d'un besoin de définir une norme sur ce que nous sommes mais d'une volonté de promouvoir notre manière de vivre ensemble, notre démocratie, les fondements de notre république.


François NICOLAS
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