Pourtant ce n'est pas non plus le risque du siècle qui se dresse à nouveau. Si pour certains la place au deuxième tour du vieux chef à eu l'effet d'un séisme, celle certes en première place d'une liste FN dans les municipales partielles de la ville d'Hénin-Beaumont, n'a rien à voir.

Étrange monde que le monde politique, où l'on tente de donner une valeur nationale à un scrutin européen et la même valeur pour une municipale qui se gagne au contraire sur le terrain, sur le contact direct et parfois, même souvent les réseaux. Comme si tout ce mélangeait dans un galimatia informe, une soupe aussi indéterminée que l'étang en bas de chez moi.

Alors comme ça le Front serait redevenu le danger numéro un et il aurait un nouveau visage ? Un tel danger qu'on ne pourrait lutter contre lui qu'en appelant à voter pour la liste de la gauche lorsque l'on est à droite et inversement. Et dire qu'au début de l'ascension du Front certains députés et maires de droite était bien content de faire liste commune avec lui. Comme quoi tout change. Qui se souvient ainsi que Bruno Mégret fut un membre du RPR.

Moi ce que je trouve le plus étonnant c'est la façon dont les journaux en parle. Immédiatement ce sont les vils calculs politiciens qui les intéresse et le débat d'idée et les raisons de cet échec on passe au-dessus. Quand on sait que le FN fait son beurre en criant à une collusion des élites, si c'est pas donner le bâton pour se faire battre.

A la place du Marine Le Pen et sa tête de liste je ne pourrais qu'être heureux (ou heureuse je sais plus trop comment on dit).

En effet personne ne s'attardera trop sur les raisons de cette partielle, des magouilles de l'ancien maire PS et du déchirement du parti qui a suivi. C'est comme à Perpignan on a la mémoire courte. Saviez-vous que pendant qu'il se faisait élire le maire en question (fustigeant au passage une décision de justice ce qui fait d'ailleurs risquer une sanction pénale) laissait sa belle-sœur se faire pincer avec des bulletins UMP sous les aisselles. Après l'affaire à la chaussette ça fait two much.

Étrange aussi l'entrefilet glisser dans un coin des irrégularités plus que grossières de la gestion par les époux Balkany de leur mairie de Levallois-Perret et de l'attente du verdict dans l'affaire Tibéri.

Non mais c'est vrai que je fait du populisme, je vais pas tarder à prendre ma carte au Front tiens.

Parlons-en du Front. Capable de sauter sur tout ce qui bouge et parfois qui bouge même plus il sait très bien profiter de ces affaires à demi-étouffée. Et pendant ce temps la réponse de la classe politique dans son ensemble est un pseudo front républicain à la mort moi le nœud.

Et pourtant il y en aurait des choses à dire sur ce parti, dans la catégorie politique comme ailleurs. Mais ayant peur que ce soit aussi contagieux que la peste, nos élus et médias se tiennent à l'écart même pour critiquer.

Les élus FN restent pourtant ceux qui furent le plus condamner par la justice proportionnellement à leur nombre.

Et parle-t-on des origines de ce parti ? Puisant à fond dans des partis tels que Occident, Ordre Nouveau et compagnie qui n'ont pas lésiné sur un antisémitisme (dont d'ailleurs faisaient par Longuet, Deviedjan et Madelin). Et de ses collusions avec un national-socialisme et un type comme Duprat tout cela qui en parle ? Et et l'irréalisme criant de ses propositions ? Si on laisse crier à tort et à travers quelqu'un même si ce qu'il dit est idiot, il y aura toujours quelqu'un pour le croire.

Non messieurs et mesdames, journalistes et politiques, le FN n'est pas une maladie honteuse, juste un parti avec des idées. Et si véritablement vous considérez que ces idées sont à combattre et son électorat à reconquérir comme un cagnotte qu'on se vole, il faudrait enfin aller au charbon.