Soyons civilisés, les politiques suivront.
C'est à nous, le peuple, qu'il appartient de faire entendre notre amour de la civilisation, notre incompréhension face à la barbarie résultant de la multiplication de nos petites lâchetés, de nos petites démissions, de nos petits égoïsmes.
Ce ne sont pas ceux qui promettent d'accueillir, loger, nourrir ou partager les richesses qui sont élus.
Si on suppose que les hommes politiques disent ou font ce qu'ils
croient utile à leur élection ou leur ré-élection, on peut supposer que
s'il y a encore des humains qui ne mangent pas à leur faim alors que
nous avons des surplus de denrées alimentaires, on peut supposer que
s'il y a encore des humains n'ont pas de logement alors que nous avons
tant d'immeubles vides, c'est que nos élus croient que la majorité des
électeurs sont égoïstes.
C'est à nous, le peuple, qu'il appartient de faire entendre notre amour
de la civilisation, notre incompréhension face à la barbarie résultant
de la multiplication de nos petites lâchetés, de nos petites
démissions, de nos petits égoïsmes.
Dans les fermes de nos grand-parents, il y avait une assiette de plus
que le nombre de convives et de la place dans la grange, pour ceux qui
"faisaient la route", de ferme en ferme...
Peu à peu, nous avons oublié ces gestes de fraternité élémentaire qui ont construit l'humanité.
Nous sommes devenus égoïstes et peureux.
Si nous retrouvons notre nature humaine, les élus de la "droite
décomplexée", ceux-là qui endettent les possédés au profit des
possédants, ceux-là qui détruisent les biens communs au profit
d'intérêts privés, ceux-là qui autorisent la récupération des fruits du
travail de tous au profit de quelques-uns, ceux-là grâce à qui nous ne
pensons qu'à consommer au mépris de notre amour des hommes, au mépris
de la liberté, au mépris de l'égalité, au mépris de la fraternité, au
mépris de nous-même, ceux-là disparaîtront d'eux-même.
Soyons civilisés, les politiques suivront.
