Pendant que Martine Aubry, Titine pour les intimes (bon est pas intimes malgré les rumeurs, alors ça restera Martine Aubry entre nous) parle enfin de changer le P.S. On en vient à se demander non pas quand, non pas comment, ni même qui mais combien, combien de fois un représentant P.S. nous aura par sorti la même rengaine, on va changer ! D'ailleurs changer pour quoi ?

Car dans le camp d'en face (si on peut appeler ça un camp d'ailleurs) niveau programme c'est pas non plus la joie intense. Mais peut importe quand le Capitaine navigue à vue à quoi servent les cartes ?

Car ce qui est le plus étonnant dans la lente déconfiture de ce parti (style marmelade là) encore illustrée par les européennes c'est que pendant ce temps le président lui est toujours très impopulaire. Sa côte de popularité reste dans une moyenne basse. Les humoristes et imitateurs en ont fait leur tête de Turc. La bataille du net qui plus est avec Hadopi est perdue depuis longtemps. Et même dans son propre camp on se demande si les choix sont toujours les bons. Et pourtant personne ne le vainc !

Faut dire qu'il est malin le Nicolas, si, si je vous jure il est malin. Et entre deux casse-toi pauvre con il applique sa technique préférée, le diviser pour mieux régner.

Car il y a bien compris qu'un homme avec un poste aussi important que lui ça peut distribuer des satisfécits et des bons points à foison sans trop risquer sa carrière. Et c'est ainsi que l'on peut comprendre des Kouchner, Besson qui passent pour traîtres et bientôt peut-être des Malek Boutit et des Corinne Lepage. Mais peut-on encore appeler traître des personnes qui quittent des partis immobiles pour participer aux institutions nationales ? A force on se met à douter.

Tellement que dans certaines esprits germe l'idée que certains projets ne sont que des traquenards. Exemple la suppression de la pub sur les chaînes publiques mais plus particulièrement dernièrement la loi Hadopi. Anti-constitutionnelle, anti-européenne, impossible à mettre en place cette loi semblait morte avant d'être né et, seule Albanel en bon petit soldat y a toujours crû. Mais pendant ce temps le président en profitait pour couper le P.S. de son soutien artistique. Alors même qu'il retrouvait une cause à défendre il se coupait d'une certaine base.


C'est cela le drame du P.S., condamné à ne pas bouger pour de ne pas tomber en lambeau. Perdu dans une social-démocratie dans le brouillard, voyant s'échouer le canot Modem tout près de lui, c'est d'un triste.

La mésaventure de Manuel Valls en est un des exemples encore plus accentué par l'affaire d'Évry. Le vieux parti n'est pas encore mort. Mais bien doué celui qui arrivera à bâtir dans les pas du moribond ou ailleurs une alternative réelle.

Car ça y est j'ai trouvé la bonne expression qui colle à cette histoire : A vaincre sans péril on triomphe sans gloire !