La naissance du VRML
Avec l’expansion du Web pour tous au debut des années 90, il était vite
devenu évident pour les ingenieurs Internet que, si le HTML (Hypertext
Markup Language) remplissait bien son rôle de véhicule de l’information
textuelle et graphique il ne pourrait par contre jamais combler certains
manquent qui se faisaient de plus en plus sentir. En consequence, les fabricants
de navigateurs Web, Netscape en tête, commencèrent à se pencher sur l’éventualité
de pouvoir rajouter des fonctionnalités aux navigateurs au fur et à mesure
du développement des technologies Web, et ceci sans qu’il y ait forcément
une dépendance de cette technologie vis-à-vis du standrad HTML : les plugins
etaient nés et ouvraient la porte aux developpements de fonctionnalités
Web jusque là insoupçonnées.
C’est ainsi que lors de la première conférence sur le World Wide Web (WWW)
à Géneve au Printemps 1994, furent présentés les résultats des travaux
de Berners-Lee et de leur groupe de reflexion. Ces réflexions se basaient
sur des travaux préliminaires établis par Mark Pesce et Toni Parisi. Le
VRML en était à ses premiers balbutiements.
En effet, il y avait encore du travail. Le but final était de pouvoir en
faire un langage s’affranchissant des plateformes et du materiel utilisé
— comme le HTML. Ce langage était destiné à la visualisation de scènes
en 3D. Il fallait aussi que le même langage puisse être utilisé dans les
navigateurs Web mais aussi dans les logiciels qui seraient chargés de la
création des objets et des mondes. Une entreprise véritablement Titanesque.
Un développement rapide
Cependant malgré l’ampleur de la tache, Mark Pesce organisa rapidement
le developpement, afin de pouvoir concrétiser les travaux le plus rapidement
possible. Il devançait ainsi le succès potentielle qu’aurait l’apparition
de ce type de technologies dans un domaine en pleine expansion.
C’est ainsi qu’en 1995 la première version de la norme VRML (VRML 1.0)
apparaissait. Dorénavant, les développeurs seront dorenavant de créer des
objets et des mondes 3D statiques.
Mais l’affaire ne devait pas en rester là. Par le biais de la loi de l’offre
et de la demande, des plugins gérant un certain nombre de fonctionnalités
supplementaires telles l’animation ou la gestion de liens hypertextes apparaissaient
au fur et à mesure que les besoins des professionnels se faisaient sentir.
Cela dura jusqu’en 1997 date à laquelle, seulement deux ans après l’apparition
de la première version, une nouvelle version du langage (VRML 2.0 ou encore
VRML 97) apparaissait, celle-ci visant à complètement remplacer l’ancienne.
La compatibilité entre les deux n’étant d'ailleurs plus assurée. La nouvelle
norme disposait de suffisamment d’attraits pour justifier ce changement
radical. Le VRML tel qu’on le connait maintenant était né.
La semaine prochaine, nous traiterons de la question que, j'en suis sûr,
vous vous posez tous : " Comment puis-je, moi aussi faire partie de cet
univers ?". Création et utilisation, ces points seront developpés dans
le prochain numéro.
Par le villageois Gabriel Knight
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