Hier, la crise. Demain,...la crise !

Deux ans déjà que la crise de 2008 a fait vaciller le monde et remis en question un modèle qui semblait ne jamais devoir faillir. Alors que les hommes du XXe siècle regardaient avec espoir de l’autre côté de l’an 2000, pensant clore un des plus sombres chapitres de l’Histoire humaine, la première décennie du XXIe siècle a mis fin à bien des illusions.

La légalité comme normalité

 

Réflexions autour de la notion de conflits d'intérêts

 

L'assistance au forum de Libération qui vient d'avoir lieu à Rennes m'a permis entre autre de réfléchir à nouveau sur la notion de conflits d'intérêts. Notons au passage le tour de force de cet événement, ce qui en prouve à la fois sa qualité et son intérêt, me faire dire du bien de Libération. Mais il y a là à la fois hors sujet et pique mesquine.

 

L'intervention notamment mais pas seulement d'Elisabeth Guigou et de Martin Hirsch sur la question m'a amené moi aussi à m'interroger encore une fois sur ce sujet.

 

 

Tout d'abord sur ce que l'on appelle conflit d'intérêts ? Car la notion semble emplit d'une définition vague, floue et très relative. Et étonnamment ou non c'est peut-être ce qui lui donne la plus grande vivacité, car on peut y mettre totalement tout et son contraire. En effet il n'existe aucune définition juridique française du conflit d'intérêts. La corruption, la subordination sont elles définies mais le conflit d'intérêt reste dans un flou artistique total.

 

Cette absence de définition pose directement la question du pourquoi. Pourquoi il n'y a pas eu encore de définition de cette notion. Elisabeth Guigou posait l'idée que le fonctionnement de nos institutions étaient en France idéalisé, que par leur existence même elles provoquaient comportements vertueux et assurance du travail pour le bien commun. Je rejoins totalement cette idée et sans nul doute cette absence de définition provient en partie de ce colbertisme. Cette propension conduit aussi nos hommes politiques et même les français en général à la conception idéalisée de la loi. En somme la loi peut tout. Il suffit de faire émerger un texte pour que les conséquences sociales et culturelles en découlent nécessairement. En cela d'ailleurs la démarche politique de Nicolas Sarkozy et de ses affidés n'en est que l'exceptionnelle exacerbation.

 

Un problème → une loi → plus de problème.

 

Mais dans le même temps il est indéniable que cela va plus loin. Il y a aussi chez nos hommes politiques mais parfois même chez les français en général une mentalité du rejet de l'idée même de conflit d'intérêt.

Avant de développer cette théorie, l'intervention d'une personne dans la salle par une question confirme cette opinion que cette mentalité que je vais définir ne se limite nullement aux hommes politiques eux-mêmes. En effet les personnes ayant été condamnés pour des faits de corruption, de subordination ou autres, se retrouvaient parfois triomphalement élus quelques temps après. Si Martin Hirsch considérait que le peuple n'a pas de raison d'être vertueux il faut tout de même relever qu'il y a là les preuves d'une culture particulière.

Cette culture n'est nullement celle de l'illégalité. Les hommes politiques que ce soit à l'époque où les lois sur les financements des partis ou des campagnes politiques n'existaient pas ou maintenant où elles sont plutôt bien développés ont certainement en premier l'idée d'un bien commun, d'un intérêt public. Quoi que pour certains ont peut en douter mais passons. En règle générale en tout cas l'idée n'est pas de transgresser la légalité mais pire de considérer les situations comme normales, comme allant de soi, au surplus souvent parce que d'autres auparavant en ont fait de même. En somme pour reprendre la métaphore que j'affectionne bien. Si d'autres ont grillé un feu et n'ont pas été arrêté je peux le faire. Mais là en pire car ici le fait de griller le feu ne conduirait pas à une poursuite. Les réactions étranges, quasi même surréalistes des hommes et femmes politiques aux prises avec cet indéfini qu'est le conflit d'intérêts ne se comprenne qu'ainsi. La culture inculquée étant celle là :

 

« Tant que c'est légal il n'y a pas de problème. »

 

En somme on en revient au titre de ce billet : la légalité comme normalité. Tout ce que légalement je peux faire, je peux le faire jusqu'à l'abus et sans aucune honte. Cette culture et ce comportement social va jusqu'à un tel point que chez certains la mise en accusation ou même simplement le reproche leur paraît totalement fou et illogique. Ils ne peuvent concevoir l'idée même qu'il y est problème. C'est là que le débat est tronqué. La plupart des hommes politiques sont des personnes intelligentes, raisonnables et même tournés vers l'intérêt public. Mais ils ne voient là nullement détournement de celui-ci, au contraire. Et pourtant c'est totalement le cas. Par exemple le comportement de Christian Estrosi, logeant sa fille dans un appartement de fonction est le summum de cette confusion. Le bien public devenant bien à usage de la fonction publique. En somme ce qui paraît à combattre n'est pas que l'illégalité mais la normalité institué de dérives. Car ces dérives si elles éclatent chez des personnages politiques nationaux et de haut rang sont totalement diffusées à l'ensemble des institutions de la République.

 

Avant de développer un autre point, ne tombons pas non plus dans la caricature du tous pourris. Il est évident que l'intérêt public et du bien commun est premier et que beaucoup d'hommes politiques et de responsables publics sont honnêtes et n'ont pas nécessairement intégré cette vision des choses. Votre serviteur ne pourrait parler de la question politique en ces termes s'il n'y croyait pas. Mais il est indéniable que pour défendre et protéger la chose politique la modification de ces comportements est indispensable. La réponse n'est donc pas seulement et uniquement légale – même si elle l'est – comme on a trop souvent tort de le penser, elle est aussi culturelle et sociale, elle est la modification d'une vision de l’État et de la chose publique.

 

 

Quelles réponses à donner à tout cela ? Loin de donner des solutions magiques à la question les deux intervenants tout comme la commission Sauvet et moi même – loi de moi l'idée de m'y comparer soyez tranquilles – préconisent souvent des mesures pratiques, pragmatiques et circonstanciées. Facile à dire et paradoxal surtout quant-on parle de donner une définition juridique de cette notion. Mais cela démontre une nouvelle fois la malléabilité et la variabilité du conflit d'intérêts et donc son extraordinaire force et importance dans le paysage politique qui se dessine à l'avenir. Personnellement si je souscris en grande partie aux réponses de la commission Sauvet je reste circonspect quant-au fait qu'elle n'ait pût toucher les parlementaires et qu'elle ne traite nullement de la question du lobbying et de sa fausse disparition en France. Mais elle montre au moins une volonté d'avancer.

 

Car c'est aussi ça que démontre l'émergence brutale et radicale de cette notion polymorphe. Le changement d'époque et de vision du politique. Nous pouvons le regretter mais la pénétration d'une vertu au sein du politique semble être indéniable. Personnellement s'il faut que je donne mon opinion je ne le regrette nullement mais bon passons mon opinion n'intéresse que peu de monde. En tout cas ce qui hier semblait anodin, ridicule, presque normal que ce soit aux yeux des hommes politiques comme des citoyens paraît d'un coup plus scandaleux. Et si parfois le prisme médiatique peu jouer et que le scandale se porte sur de l'anecdotique il paraît certain que nous ne sommes plus sur les mêmes façons de penser. Et c'est peut-être ça le pire en fait. Non par elle même bien sûr mais par le fait que de leur côté, comme nous le démontrions, les hommes politiques et les institutions publiques de haut rang n'ont pas dans leur majorité encore compris ce changement d'angle de vue. Ils n'ont pas perçu que ce qu'ils faisaient avant et qui ne dérangeait pas choque désormais. Et par cette brutale confrontation entre une vision du passé et une vision actuelle, surgit directement une séparation, une dichotomie voir une opposition entre ce que l'on appelle souvent les élites et les gens d'en bas. Loin de batifoler, de se repaître et même pire de jouir du malheur des gens d'en bas les élites sont dans une situation pire encore, car la moralité ne parvient pas totalement à faire changer cela. Ils pensent bien agir mais agissent mal. Ils ne voient même nullement mal dans leur action. Ce changement d'époque et de ton, peut-être exagéré, est sans nul doute à l'origine d'une coupure qui peut provoquer désastres sur désastres dans l'opinion sur les comportements des dites « élites. » Il est donc indéniable de le prendre en compte et en considération et de changer radicalement de modèle culturel pour éviter aussi un désastre de la démocratie.

Pour une poignée de dollars

argent-18164.jpg

 

 

J'aime bien fureter sur le net. Dans le langage de celui-ci on dit surfer. Étrangement ce mot sonne à la fois hype et désuet, ou alors c'est moi qui est de drôle d'idées. Toujours est-il que je préfère fureter. Et je passe souvent sur des sites d'information en ligne. J'ai mes préférences, comme tout le monde d'ailleurs. On a remarqué en effet que le net comme dans la société hors ligne était très homophile. On aime bien trainé avec ses semblables et on voit côtoie des gens ou des sites qui ont des opinions franchement différentes des nôtres que rarement et au prix d'une extraction de soi impressionnante. Je consulte donc fréquemment Le Monde, mais aussi Rue89, Mediapart et Agoravox. Si bien sûr ces derniers issus du web ne sont pas exempts de défauts ils ont le mérite d'évoquer de manière différente et sur des sujets moins traités que les médias traditionnels l'actualité.

 

Mais récemment je me suis arrêté sur cet article. Sur le fond il s'agit d'un portrait un peu flatteur de la jeune député européen Karima Delli. J'avais croisé cette jeune femme lors d'un meeting d'Europe écologie pour les régionales. Je m'étais vaguement intéressé à elle car je trouvais le personnage sympathique. Le nom a donc sans doute jouer de mon intérêt sur le papier. Mais il s'avère que c'est autre chose ensuite qui m'a interpellé.

 

Ce sont les commentaires faits par les internautes son sujet. Même si les commentaires sélectionnés sont plus conciliants et aborde la question en posant le pour et le contre, la majorité de ceux-ci conduisent à un avis général : trop payé elle profiterait des pauvres gens sur leur dos. En effet le montant de l'indemnité qu'elle touche mis en titre et le fait que l'article détaille précisément le fonctionnement financier d'un député européen conduit à des dizaines et des dizaines de commentaires sur l'insulte que serait ce montant.

 

Le raisonnement est souvent le même. Il existerait en somme un gâteau global et si les élites prennent la grande partie du gâteau, les petites gens plus nombreux n'ont rien. En conclusion s'ils avaient des indemnités moins importantes les salaires eux augmenteraient.

 

Revenons sur quelques petites choses tout d'abord. L'indemnité mensuelle de 8 580 € est élevée il n'y a aucun doute. Mais cette indemnité à aussi été prévue pour limiter les possibles corruptions. L'efficacité est avérée ou non ? Difficile à dire, même s'il est certains que la corruption est importante dans des pays en développement dont les fonctionnaires sont payés au lance-pierre. Toujours est-il que la logique est celle-ci. Quand à l'enveloppe supplémentaire comme il est dit comprend l'indemnisation des collaborateurs mais aussi leurs frais de mission. L'importance de la somme doit donc être nuancée.

 

Mais d'où provienne les réactions aussi violente chez certains ? On arguera qu'internet joue pour permettre de déverser sa haine sur son prochain. S'il offre une certaine liberté il n'est pas exempt de limites et souvent elles viennent aussi de l'approbation ou la désapprobation des autres. Ce point a pût jouer mais pas significativement.

 

Non un point me semble important. Le rapport des français à l'argent. L'affichage de l'indemnité en titre et en sous-titre surprend. Il n'est pas du tout habituel dans nos sociétés, même il choque. En effet dans notre société afficher ses revenus paraît indécent. Les gens ont du mal à dire combien ils gagnent, mis à part à leur banquier et à leur inspecteur du fisc et encore parce qu'ils sont obligés et les hommes politiques ne sont pas étrangers à ce phénomène. On dit d'ailleurs souvent que trois sujets ne doivent jamais être évoqués avec eux pour conserver ses amis : la religion, la politique et l'argent. Mais pourquoi cela ?

 

Il me semble que cela provient beaucoup de la culture française et notamment de sa culture religieuse. Nous sommes un pays d'histoire catholique. Cette culture continue à imprégné notre société. Il s'avère que les rapports entre le catholicisme et l'argent ont toujours été conflictuels. Ce qui a permis d'ailleurs des rapprochements entre socialisme et catholicisme et même le clergé à certaines époques. À l'inverse le protestantisme lui serait plus ouvert à ses questions, même son éthique serait fait pour le capitalisme. Je n'invente rien d'autres l'ont découvert avant moi notamment Max Weber : L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme.

 

Afficher ses revenus là en place publique choque. Alors même que très souvent après un peu de recherches la plupart de ces documents sont trouvables. Pour la situation de Karima Delli même le fait qu'ils aient une obligation d'assister à des séances sous peine de sanction financière est transformé en une prime à faire leur tâche pour les députés européens.

 

Il y a-t-il un fondement à cette indignation ? Nous l'avons dit l'importance de la somme est à nuancer mais elle est réelle. Effectivement l'indemnité de nombreux hommes politiques est importante donc celle des députés européens. Mais moins que celles de certains dirigeants ou grands patrons par exemple.

 

Pourtant le fait de diminuer cette indemnité fera-t-il augmenter les salaires ? La corrélation est bien évidemment inexacte. Les salaires dépendent des décisions des entreprises et même pour le public dépendent de question interne. Alors la situation des indemnités est-elle choquante ? Elle peut choquer c'est vrai surtout en temps de crise mais empêche de poser des vraies questions.

 

Pourquoi certaines hommes politiques parviennent à se faire élire pendant 40 ans à des fonctions extrêmement importantes et n'ont toujours connu que cet univers là ? Pourquoi au surplus ils cumulent maire députation et comment parviennent-ils à assumer les deux tâches parfois très lourde ? Ceci n'est que la première partie de notre interrogation mais cela empêche de s'interroger sur le cumul dans le temps et dans les fonctions et empêche de questionner cette constitution d'une catégorie persistante et sans grande évolution. Sachant qu'au surplus ils cumulent souvent la direction d'établissement publics, de communauté de communes ou d'agglomération, de syndicat des eaux, d'aménagement du territoire.

 

Une ministre un jour se fit prévenir qu'il n'y avait plus de voiture de fonction pour elle. Son monde venait de s'effondrer l'espace d'un instant. Elle ne voyait pas du tout comment faire pour se déplacer. Le collaborateur a prévenu ensuite qu'ils avaient appelé un taxi. Cette petite anecdote pour dire que chez certains politiques l'idée de caste n'est pas si exagérée que cela.

 

Le sentiment du circuler il n'y a rien à voir sur les abus parfois anecdotiques transparaît chez beaucoup d'entre eux. En somme ils ne comprennent pas qu'on ne trouve pas ça normal. C'est légal donc c'est normal. Certes il ne faut pas mélanger politique et morale mais tout de même.

 

Pierre Kosciusko-Morizet fondateur de Priceminister et frère de l'actuelle ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet disait quand on l'interrogeait sur un possible conflit d'intérêt avec sa sœur notamment quand elle était secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, qu'il était tout à fait normal que l'on se pose la question et normal que lui réponde et se défende de cela. Le problème est que l'on se trouve en règle face à une autre situation. Des hommes politiques qui considère qu'il n'y a aucune question à se poser et des citoyens qui logiquement face à cela considèrent au final qu'ils sont tous pourris et que la moindre suspicion équivaut à culpabilité.

 

Le problème n'est donc en rien que Karima Delli expose clairement son indemnisation et son fonctionnement financier. Il est dans l'abus qu'il peut y avoir ailleurs et surtout le refus de s'interroger que posent certains hommes politiques. C'est quand on se dira que tout est normal en règle générale et que l'on ne devra plus poser de questions que le véritable danger parviendra. Mais sans doute ne somme nous pas totalement prêt à l'exposition et que l'on préfère tirer sur le messager que sur l'auteur du message.

En finir avec le capitalisme financier?... Changer de système monétaire?... Ça ne sert à rien sans D.E.C.R.O.I.S.S.A.N.C.E.

En finir avec le capitalisme financier?... Changer de système monétaire?... Ça ne sert à rien sans D.E.C.R.O.I.S.S.A.N.C.E.

 

 

De crises en crises, de déficits en déficits, de pauvretés en expulsions, de stages en chômage à durée indéterminée, on entend de plus en plus de voix s'en prendre au "capitalisme financier", au "système monétaire", tout en ne remettant pas en cause la croissance. On entend de plus en plus de voix s'attaquer aux outils, à l'argent, sans remettre en cause son utilisation.

 

Pourtant le "capitalisme financier", nos "systèmes monétaires",  "l'argent"  sont des outils parfois utiles tant qu'on les utilisent sans en devenir les esclaves(1). Le problème principal provient bien plus des déséquilibres(2-3-4-...) que du système monétaire en lui-même.

 

Si l'on ne s'attaque pas aux déséquilibres, changer de système monétaire ne rime à rien (par contre un tel changement peut être très utile pour réduire les déséquilibres).

 

Réduire durablement les déséquilibres nécessite de changer de paradigme: d'adopter une économie décroissante. Sans ceci, changer de système monétaire ne servira qu'à mieux nous propulser dans le mur(...5).

 

(1) Baser nos développements sur la croissance c'est supposer la possibilité d'augmenter nos richesses à l'infini, supposer qu'il est toujours possible de baser nos développements sur l'emprunt : du coup, dés que la croissance diminue (et, comme nous sommes sur une planète finie, elle ne peut que finir par diminuer) nous sommes, à tous les niveaux, contraint à adapter nos économies (personnelles ou publiques) à des remboursements incompatibles avec la réalité de nos moyens : par là, nous déconnectons l'économie des besoins vitaux de l'humanité, de nos besoins, et devenons  esclaves de nos projets passés, de nos emprunts, de notre système monétaire.

(2) déséquilibre entre monnaies émises et valeurs produites: pour qu'un système monétaire soit viable il est nécessaire que la monnaie ait un rapport avec les richesses créées: basées actuellement sur l'emprunt, les créations de monnaie supputent qu'il est possible produire infiniment toujours plus de richesses, ce qui est juste impossible.

(3) déséquilibre entre producteurs des richesses et producteurs de monnaies: les pays qui profitent de la monnaie émise ne sont pas ceux qui produisent des richesses (matières premières ou manufacturées), ceci asphyxie les populations de ces pays producteurs de richesses dit pauvres et condamne à mort les moins riches de leurs ressortissants.

(4) déséquilibre entre "possédants" et "possédés": les fournisseurs de capitaux s'arrogent des parts de plus en plus importantes des richesses produites au détriment des producteurs de richesses, ceci asphyxie les populations des pays dit développés et bloque leurs économies...

(5) ...cette asphyxie de nos économies n'est qu'une réaction mécanique de notre système aux dépassement des limites de notre planète. Du fait de la finitude des ressources, un système qui ne s'attaquerait qu'aux déséquilibres 3-4 et resterait basé sur la croissance ne peut que conduire à des récessions. Ainsi, un changement de système monétaire qui préparerait un nouveau système lui aussi basé sur la croissance ne ferait que provisoirement relancer la machine productiviste pour, au final, préparer des récessions encore plus dramatiques et violentes.

 

 

François NICOLAS

 

Après déjeuner, soutenir la décroissance : faire la sieste.

Dépassons cette société du "toujours plus et tout pour ma gueule"

L'emploi ils semblent y penser.
Mais les néo-cons le pensent le moins rémunéré possible, le moins couteux possible aux actionnaires.
Ils semblent désirer que les travailleurs aient si peur de perdre leurs salaires qu'ils acceptent n'importe-quoi...

L'ex comptable de Liliane Bettencourt retirait 50000 euros par semaine

Plus ça change et plus c'est pareil

Une discussion a minima et une réforme insuffisante

Alors ça y est s'ouvre les discussions sur les retraites. Et comme des loups affamés les journalistes se jettent sur le moindre papier officiel. Et cette fois c'est la feuille de route d'Eric Woerth. Le moins que l'on puisse dire c'est que rien n'est fait ou presque.

CROISSANCE ET PRIVATISATION

Ainsi, je crois réellement que, pour l'instant, la  privatisation des services publics orchestrée par tous nos gouvernements n'est pas imposé par l'Europe mais a pour l'origine le dogme, soutenu de l'U.M.P. jusqu'au PC, de la pertinence d'une économie basée sur la croissance du P.I.B.

Luttons contre le chômage, pas contre les retraites

Pour partager les richesses, nous avons besoin de rétablir la liberté de chaque individu de "gagner sa vie".

Débarquée d'un avion parce qu'elle est handicapée ?

"Cotisez qu'ils disaient, cotisez"

Sous les coups de boutoir conjugués d’une gauche peu inspirée par le sujet et par les tergiversations de la majorité présidentielle, le débat sur l’identité nationale s’est clos sur un sentiment de déroute généralisé pour la majorité. La fin de cette séquence marque l’ouverture de ce qui sera sans doute le grand chantier de la Sarkozie pour 2010 : la question sociale et plus particulièrement, la réforme des retraites.  Le 15 février dernier se tenait un Sommet social à l’Elysée, lors duquel, le Président de la République a présenté aux partenaires sociaux le calendrier des réformes à venir en terme d’emploi et de lutte contre le chômage.

Pourquoi il ne faut pas aider la Grèce

Herman van Rompuy, premier président permanent du conseil européen a réuni ce jeudi 11 février les chefs des Etats membres de l’Union monétaire européenne pour envisager les modalités d’une nouvelle gouvernance économique de la zone euro et pour décider des mesures à mettre en œuvre pour aider la Grèce, dont les finances sont au plus mal.

Crédit relais et la crise, la suite !

C’est fait, ce 18 janvier 2010 nous sommes passés en audience au Tribunal d’Instance de Limoges.

Mon auto-entreprise connaît pas la crise

La réforme du statut de l'auto-entrepreneur a un an. L'occasion de faire part de mon expérience, et de demander leur retour à des blogueurs, concernés ou non.

Ayant été pigiste lors de mes premiers mois à Paris, et continuant de « piger » de temps à autre en plus de mon activité principale, j'ai vu d'un très bon œil, au début de l'année dernière, l'annonce de la création du statut d'auto-entrepreneur.

Voilà qui allait me permettre de facturer mes prestations à mes divers clients sans m'encombrer de toutes les démarches administratives qui, d'ordinaire, sont requises pour fonder une entreprise, même mono-personnelle. Avec cette innovation, les démarches allaient être simplifiées, puisqu'il suffisait de déclarer son activité sur un site Web pour pouvoir fonder sa micro-entreprise. Dès l'entrée en vigueur de cette réforme, j'ai donc facilement pu remplir mon dossier sur le site web en question.

Le second avantage, outre la simplicité, est surtout la modération des charges imposées aux auto-entrepreneurs. Environ 20 % du chiffre d'affaires « seulement ».

On peut se plaindre en disant que c'est excessif, que les formalités administratives à accomplir sont encore trop fastidieuses, il me semble néanmoins que la création du statut de l'auto-entrepreneur va dans le bon sens. Depuis un an en tout cas, j'ai ainsi pu économiser une part conséquente de mes revenus par rapport à ce que j'aurais dû payer comme charges si cette réforme n'avait pas été poussée par Hervé Novelli.

Je pense que c'est l'avis des blogueurs politiques de ma connaissance qui ont opté pour ce statut, et c'est pourquoi j'aimerais lancer une « chaîne » à leur attention.

J'invite donc Lomig et René à faire part de leurs expériences à ce sujet. J'aimerais aussi savoir ce qu'en pensent Æqualis, Benoît et Lolik pour le Réseau LHC. Et, pour ouvrir la discussion à des blogueurs d'autres horizons, Jean-François Detout, Korben (dont je crois savoir qu'il est aussi auto-entrepreneur), Otto, et les rédacteurs des sites Accessoweb et Veille Perso.


Alain Bashung - Ma Petite Entreprise
par Alain-Bashung

La crise ? Pas pour tout le monde !

Avec le Crédit relais, achetez qu’ils disaient, investissez dans l’immobilier la banque est là pour vous aider à réaliser votre projet.

DOUCE FRANCE !

Sur un air de positivisme médiatique, nos gouvernants pensent nous convaincre que la crise n'est que passagère et espère de ce fait, nous redonner confiance. Mais malgré la crédulité résignée des Citoyens, la pédagogie a du mal à convaincre car la France a elle aussi ses démons !

Ensemble, imaginons le bonheur

Rien ne nous contraint à considérer la décroissance, ou, selon le terme employé par Pierre Rabhi, la sobriété heureuse, comme un mal nécessaire : il est tout aussi raisonnable de l'imaginer comme une chance, une voie heureuse pour nos civilisations.

( http://lads.myspace.com/slides/photoslider.swf?u=143009595&aid=2399166 )

Le libéralisme, ou l'accusé innocent

Le libéralisme est la cible de toutes les critiques depuis maintenant deux ans. Oh, bien sûr, il l’était déjà bien avant. Mais, cette fois, ses détracteurs de tous bords – à gauche comme à droite – ont profité de l’occasion que leur offrait la crise financière pour l’achever. L’attaque était simple à préparer et elle a naturellement porté ses fruits : chaque jour, les média principaux ont relayé ce nouveau mythe : « le libéralisme est responsable de la crise financière ». Évidemment, ces propos ont été étayés d’une argumentation simpliste : « le gouvernement américain a trop cru au libre-marché ! Il a déréglementé ! Il a laissé faire le marché alors que son rôle est de prévenir les dommages ! ».

 

L’tat, véritable origine de la crise

 

Force est de constater que rien n’est plus faux. Pourquoi ? Parce que le système américain n’est pas aussi libéral qu’on ne le dit en France : le libéralisme est en principe opposé à l’Etat et il est aujourd’hui indéniable que les Etats-Unis disposaient – et disposent encore – d’un système de régulation public, notamment par la simple existence de la Réserve fédérale (Fed). Ainsi, c’est par une multiplicité d’interventions délirantes dans le secteur financier que l’Etat américain a provoqué la crise :

 

-        Tout d’abord, le dollar n’est pas indexé sur l’or, alors qu’un tel système serait garant de stabilité. Nous vivons en effet depuis 1971 dans un système de « changes flottants » : les monnaies varient entre elles en fonction de la politique monétaire de chaque Etat. La Fed peut ainsi jouer avec le taux d’intérêt pour agir sur l’économie : s’il baisse, les agents économiques empruntent, s’il augmente, les agents épargnent. Or, ce taux a été manipulé de manière inconsciente lors de la dernière décennie : il était de 6,5% en 2000, de 1% en 2003, de 3,5% en 2008. De cette manière, la Fed a entretenu la spéculation financière.

-        Ensuite, la deuxième intervention notable est l’augmentation de la masse monétaire (+300% entre 2000 et 2008), ce qui a eu pour effet une dévalorisation du dollar et l’inflation. L'école dite "monétariste", dont l’économiste Milton Friedman est le plus éminent représentant, estimait qu’il était possible de maîtriser les crises en maîtrisant le volume de monnaie. Bob Bernanke et Alan Greenspan, l’actuel et le précédent Président de la Fed, ont suivi ces enseignements. Inutile de souligner leur erreur.

-        Enfin, la troisième action nocive des institutions publiques se situe au niveau des relations qu’elles ont pu entretenir avec les banques : elles ont encouragé celles-ci à prêter, même en cas d’insolvabilité. On peut retenir l’exemple des États d’Amérique latine. Ce faisant, elles ont généré ce que l’on appelle un « moral hazard », c'est-à-dire un risque comportemental : en garantissant son secours en cas de non remboursement, l’Etat a empêché les banques de se sentir responsables. Elles en sont ainsi venues à oublier la possibilité de la faillite, dont la seule perspective empêche habituellement toute entreprise à prendre des risques démesurés.

 

Les plans de relance empirent la situation

 

La politique monétaire est donc à l’origine de la crise. Mais, plus encore, une fois celle-ci déclenchée, l’Etat n’a fait qu’empirer la situation en mettant en œuvre des plans de relance pour des raisons politiques. En effet, tout gouvernement, s’il veut être réélu, est contraint d’agir. Ainsi, les Etats ont fait le choix d’injecter de l’argent dans les emplois non marchands (secteur public) et dans les secteurs qu’ils jugent essentiels. Malheureusement, ces dilapidations d’argent public sont financés par les impôts, eux-mêmes prélevés aux dépens de l’épargne ou de l’investissement des entreprises et des particuliers. L’avenir est donc mis en péril.

 

Que devrait donc faire l’Etat ?

 

Pour permettre le retour de la croissance, les gouvernements auraient du geler les dépenses publiques et les prélèvements afin de laisser chaque particulier et chaque entreprise libre de choisir et d’agir, tout en simplifiant le droit du travail (afin de faciliter les embauches) et les structures administratives (afin d’ouvrir de nouveaux marchés jusque là réservés, par monopole, à l’Etat). En refusant d’admettre la réalité pour des raisons électorales, les gouvernements se lancent dans une régulation alourdie. En niant les réelles origines de la crise, ils se font complices des prochains chocs qui ne manqueront pas d'advenir.

 

Mais l’omerta contre le libéralisme continue… Et toujours aussi peu de personnes semblent en avoir lu les ouvrages fondateurs et en connaître la substance réelle, même – et surtout ? – dans les média principaux. Ainsi, le 5 septembre dernier, un éditorial du Monde vilipendait l’incompétence de l’économiste libéral Pascal Salin, l’accusant de n’avoir su prévoir la crise dans un livre intitulé l’économie ne ment pas. Malheureusement pour ce quotidien, Pascal Salin n’a jamais écrit ce livre, puisque le seul auteur en est l’essayiste Guy Sorman.

 

 

http://aequalis.unblog.fr

Simple comme un coup de fil ?

- page 1 de 2