28 octobre 2009

Week end à Londres du 10 au 14 juillet 2009 - Day 2 - Journée shopping et culture

Samedi 11 juillet 2009

Bien que le petit déjeuner ne soit pas assuré dans ce petit hôtel, tout le nécessaire pour se faire un café est à disposition dans la chambre. C'est donc tout ce dont j'ai besoin avant d'enfiler mes chaussures et partir en randonnée avec l'idée de trouver un endroit ou prendre l'english breakfast dans un pub proche de l'office du tourisme où je commence tout logiquement mes déambulations. J'y achète un plan plus détaillé que celui de mon guide du routard et y chaparde quelques cartes postales (c'était tellement simple que je n'ai pu résister à ce petit plaisir). Je m'engouffre ensuite à travers les rues bondées de Picadilly Circus à la recherche de l'un de ces fameux endroits où je pourrai dégoter l'un de ces non moins fameux petits déjeuners. Seulement, le temps passe vite quand on flâne et la moindre rue que l'on trouve assez courte sur le plan se révèle en fait bien plus longue sous les pas. A 11h, j'estime donc qu'il est trop tard pour que me soit servie ma grande assiette accompagnée d'un grand café. Le quartier n'ayant rien d'attrayant et étant vraiment trop fréquenté, je me dirige vers l'endroit remarquable le plus proche, le British Museum, m'arrêtant en chemin dans un fast food, me perdant - comme de convenance - , et y parvenant enfin sur les coups de 13h.

Façade du British Museum

Disons le tout net, l'attrait de ce musée pour moi était le contenant et non le contenu. Pour m'informer de ce qu'il renferme et de ce qu'il apprend, j'achète un livre à l'accueil, sachant par avance d'après mon expérience au Louvre que je ne retient rien des musées qui se dispersent à force de vouloir nous apprendre toute l'histoire de l'humanité. Je ne comptais d'ailleurs pas y faire de vieux os, voulant simplement en faire le tour et y prendre quelques photos de salles et d'objets remarquables. Mais encore une fois, à force de déambulations, j'y reste environ 3 heures, m'arrêtant devant la pierre de Rosette et une statue de Ramsès II, faisant plusieurs tours de la bibliothèque autant pour profiter de l'endroit que pour y parcourir les différents instruments de recherche de différentes époques.

La King's Library du British Museum

Même s'il est facile de s'y perdre, on y chemine tout de même agréablement, et quand bien même je ne suis pas réceptif à la plupart des choses que j'y croise, je ne veux pas sortir (et à ce moment, je ne sais pas que dehors, il a commencé à pleuvoir), probablement la peur de rater quelque chose. Au final, j'ai donc écumé la majorité des salles et n'en ai pas tiré beaucoup de photos – chose qui aurait été différemment s'il n'y avait pas eu autant de monde pour me boucher la vue (décidément on ne mentionnera jamais assez ce problème de surpopulation en milieu touristique).

Une fois sorti, la question de ce que je peux bien faire ensuite se pose en insoluble problème ; trop de choses me venant en tête et le temps pluvieux gâchant un peu par avance toute promenade dans l'un des jardins. Il est 15h30 et la fermeture des sites approche rapidement. Alors je me résous à consacrer cet après midi à la course aux souvenirs.

Retour donc à Picadilly via les grands axes de Soho où rien de particulier n'accroche mon regard si ce n'est que je m'amuse beaucoup à contempler les façades identiques des maisons. C'est propret, bien tenu, de vraies maisons de poupées. Sous mon parapluie, je déambule donc nonchalamment, profitant de me trouver en des rues encore peu fréquentées pour poser mon regards de-ci delà sans me soucier d'une éventuelle bousculade.

Regent's street - Soho

Un plaisir de bien courte durée. Dans la galerie commerciale du Trocadero, je me mets en quête d'un maillot de foot d'une équipe anglaise et de thé (sachant pertinemment que j'aurais trouvé aussi bien l'un que l'autre en France, mais qu'importe !). Je me rends ensuite dans un magasin de jouets vanté dans le guide du routard comme ayant un étage entièrement consacré aux Légo (on ne se refait pas) avec l'espoir (mais par quel raisonnement absurde a-t-il bien pu me venir ?) que ledit magasin serait moins fréquenté que les autres. Finalement l'étage soit disant entièrement consacré aux petite briques ne l'était pas (j'en trouve d'avantage dans le magasin qui leur est consacré sur le boulevard des Italiens dans le 1er arrondissement), mais j'y trouve un jouet en bois à assembler qui ne fait pas office de souvenir mais est propre à calmer le désœuvrement qui est le mien à ce moment du weekend.

Tout cela nous mène à 17h et je me rends bien compte que je file un mauvais coton si tout mon weekend se déroule de la même manière que cette journée, alors je me mets en quête d'un endroit où je pourrai établir un plan de bataille solide pour le lendemain et reposer mes pieds fatigués d'avoir tant piétiné. Et quel endroit plus propice à ce genre de chose qu'un pub ! D'autant qu'à quelques rues de Picadilly (des rues de taille londonienne s'entend), dans le quartier voisin de Holborn se trouve un pub qui fait office de monument : le Cittie of Yorke, inauguré en 1430, restauré en 1685 après le grand incendie de 1666.

Cittie of York

Un petit moment de bonheur dans ce quartier éloigné de tous les coins touristiques qui suffit à rendre à lui seul toute ma journée agréable. Il n'y a pas grand monde et je peux déplier ma carte dans un boxe en sirotant une pinte à 3£ (2 fois moins chère qu'un demi à Paris, vous aurez probablement fait le calcul vous même, il n'y a donc que le logement qui est plus cher à Londres qu'ailleurs, pour le reste ils ont su garder leur raison). Tout l'intérieur a conservé le style d'une bonne vieille auberge d'antan, puisque sa rénovation du 17ème siècle a été la dernière, avec son haut plafond, ses boiseries, ses poutres apparentes, ses tonneaux entreposés au dessus du comptoir... Suite à ça, je cesse de contempler le lieu pour établir sérieusement mon programme du lendemain, puis je rentre à mon hôtel sur les coups de 21h.

16 septembre 2009

Week end à Londres du 10 au 14 juillet 2009 - Le débarquement

Ce que je vais vous faire partager ici, autant que faire ce peut, est un vagabondage en solitaire outre-manche. Un tour de chauffe pour préparer de futurs départs vers des terres plus lointaines et pour plus longtemps. Muni d'un guide du routard et d'un bagage pitoyable en anglais, je me suis donc élancé vers cette ville jusque là inconnue pour moi. Soit dit en passant, je ne partais pas vraiment à l'aventure puisque ma chambre d'hôtel m'attendait bien sagement. Allons bon, si vous êtes prêts, je vous emmène.

Ayant été informé qu'avant de pouvoir passer la frontière, une fouille des bagages était faite, c'est une heure et demie avant l'heure de départ que je descends du métro à la gare du Nord. Ce contrôle n'ayant tout de même rien de comparable avec ceux des aéroports, je dois tuer une demie heure avant qu'il ne soit ouvert, le temps pour moi de retourner au dehors pour jeter un dernier coup d'œil sur les rues crasses et étroites de Paris. Une heure avant le départ, je prends ma place dans la file et en moins de 10 minutes, me voilà dans la salle de transit. Il me restait donc tout le temps de me faire le plaisir de payer 6€ pour un dé à coudre et un demi sandwich faisant office de dîner.

Et enfin, les portes menant au quai s'ouvrent et me voilà cheminant vers ma voiture tout en remarquant le coup de peinture dont les trains de l'Eurostar auraient besoin. Il ne me semble pas que le fait de passer une heure de leur trajet sous terre soit une raison suffisante de les en dispenser. Heureusement, une fois à l'intérieur, on oublie vite ce laisser-aller. A 18h47, c'est le grand départ et le trajet de 2 heures 30 file comme s'il n'en durait qu'une. Probablement grisé par la nouveauté vers laquelle je m'achemine, je me prends à rester en contemplation quasi constante des changements de paysages : le Pas-de-Calais rural, de ce que j'en ai vu, est un bien beau pays, plus beau d'ailleurs que la campagne anglaise ; la préservation des espaces bordant les voies ferrées ne semble pas être un souci majeur de Sa Magesté. N'en ayant d'ailleurs pas vu grand chose derrière les murs anti-bruits, je garderai cette réflexion à l'état d'opinion non argumentée. En somme, je n'ai presque rien vu de l'Angleterre avant de descendre du train.

Une fois le pieds posé sur le quai de la gare King's Cross – Saint Pancras à 20h15 heure locale, je laissé en plan toute réflexion le temps de m'éloigner de tout ce qui peut parler français – sans succès bien sûr. Ce plan ne m'empêche pas pour autant d'apprécier la grande verrière de la gare, les sols parquetés exempts de tout détritus sur lesquels j'aurais pu me promener en pantoufles.

Les quais de Saint Pancras

Afin de m'éloigner de cette masse de gens, je cherche à m'engouffrer au plus vite dans le métro pour partir à la quête de mon hôtel, mais, alors qu'il y a bien une connexion vers le tube dans l'enceinte de la gare, je me retrouve au dehors. Et grand bien m'en prend. L'extérieur de la gare est juste grandiose : véritable château de l'époque victorienne – autrement plus classieuse que Montparnasse.

La gare de King's Cross Saint Pancras

Alors je m'attarde un peu, sachant déjà qu'une fois à l'hôtel je n'aurai pas le courage de ressortir pour revenir vers le centre. Je chemine autour de la gare, émettant le souhait que toutes les autres rues de Londres soient aussi aérées que celles de ce quartier. Souhait qui sera exaucé par la suite puisque hors mis dans le quartier d'affaires, aucune barre d'immeuble ne bouche complètement la vue. Enfin je me dirige vers la station de métro, muni de mon Oyster pass – ce qui fait que je n'ai aucune idée de combien coute un ticket de métro à Londres. Mis à part que les lignes sont désignées par des noms et non par des numéros, le repérage se fait exactement comme à Paris (en même temps, il n'y a pas des milliers de façons de s'y prendre). La Picadilly Line me mène jusqu'à la station Manor House qui se trouve hors des limites de ma carte. De cette station, il me faut 10 minutes de marche pour rallier mon hôtel, en théorie du moins, parce que pour le premier soir, il est de rigueur que je me perde. C'est donc au bout de 45 minutes que je trouve mon hôtel, après être passé devant 4 fois sans le remarquer. Il faut dire pour ma défense qu'en tant que modeste Bed and Breakfast, il se distingue mal des autres maisons alentours.

Le Amhurst Hotel

Quand je dépose mes affaires, il est donc 22h. Extinction des feux jusqu'au lendemain, 8 heures.

30 novembre 2008

L'eldorado à 2,5 heures de Paris

Petit pays isolé entre l'Allemagne la Belgique et la France, le Luxembourg n'en bénéficie pas moins d'une économie prospère et en plein développement. Connu comme un paradis fiscal au coeur de l'Europe il peut aussi être un tremplin pour qui souhaite réorienter ou booster sa carrière.

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