TripAdvisor, le conseillé est-il toujours de bon conseil ?

Attaqué par un syndicat d’hôteliers français, la crédibilité du site américain et mise en doute. A l'heure ou beaucoup d'entre nous bouclent leur valises en pensant avoir trouvé un bon prix, la nouvelle tombe mal. Peut-on toujours croire les comparateurs d’hôtels les yeux fermés ?

Un coin de Normandie aux portes de Paris ? Bienvenue dans le Vexin normand !

Avec les beaux jours reviennent les envies d’escapades. A peu de distance de Paris, le Vexin normand propose aux visiteurs attentifs ses paysages et son riche patrimoine.


Quittant la région parisienne à Cergy-Pontoise, vous voici reversés sur la route Nationale 14. Vous êtes dans le Vexin français, c’est-à-dire pas tout à fait à destination ! Franchissant la rivière Epte à Saint-Clair, la Normandie s’offre à vous, à moins d’une heure de la tour Eiffel …

L’histoire officielle retient qu’en ce lieu fût signé en l’an 911 un traité qui accordait un territoire aux turbulents voisins scandinaves du Roi de France, et érigeait l’Epte en Frontière politique séparant le domaine Royal, aujourd’hui dénommé Vexin français, de son cousin normand.

Délaissant la Nationale à hauteur des Thilliers-en-Vexin, la route de Gisors vous fera traverser le village de Neaufles-Saint-Martin, dominé par les ruines d’un château relié jadis à la forteresse voisine de Gisors par un souterrain aujourd’hui disparu.

Située à la limite administrative de la Picardie et de la Haute-Normandie, la commune de Gisors est la plus peuplée du Vexin avec plus de 11 000 habitants. Sa forteresse médiévale formait avec celle des Andelys les deux verrous de la frontière qui jusqu’à la fin du moyen-âge sépara la France de la Normandie, alors propriété de la couronne anglaise.

Une légende singulière est attachée au château de Gisors : Jacques de Molay, dernier grand maître du Temple, y fût emprisonné lors de la chute de l’Ordre. Dans les années 1940, un gardien du château prétendit avoir découvert lors de fouilles sous les fondations une salle monumentale … Il n’en fallait pas davantage pour que la rumeur publique ne désigne le trésor des Templiers !

Plus près de nous, l’Office du tourisme organise durant la période estivale des spectacles sons et lumières au château, baptisés "Gisors la légendaire".

Cheminant vers l’ouest, le paysage agricole s’impose progressivement. Le plateau d’Étrépagny est tourné vers la culture intensive des céréales, les tons ocre offrent en été un contraste saisissant avec le vert de la nature et le bleu du ciel ...

A l’approche du village d’Ecouis, l’œil du visiteur sera attiré par la silhouette massive de la collégiale gothique. Cet édifice religieux à deux clochers fût construit au début du 14ème siècle par un puissant personnage natif de Lyons-la-Forêt : Enguerrand de Marigny, Ministre des finances du roi Philippe le Bel. Au 17ème siècle, Vincent de Paul fût curé d’Ecouis.

De retour sur la Nationale 14 direction Rouen, le village de Grainville marque la fin du plateau et annonce la descente vers la vallée de l’Andelle, aujourd'hui tournée vers le tourisme et la petite industrie, autrefois vouée à la production textile.

Les rives de l’Andelle à hauteur de Radepont possèdent plusieurs sites digne d’intérêt : - Les vestiges de l’abbaye cistercienne de Fontaine Guérard accueillent le visiteur pour une découverte de l’architecture et de la vie monastique, - A un jet de pierres, les ruines de la filature Levavasseur sont propices à la flânerie. Ce bâtiment massif de style néogothique situé sur le cours de l'Andelle brûla en 1874 laissant plusieurs centaines d’ouvriers désœuvrées, - Enfin, le château de Bonnemare (17ème) et son allée monumentale bordée d’arbres de haute tige s’inscrit dans un site bucolique.

Ailleurs, le Château de Vandrimare et son jardin remarquable offrent un moment de détente hors du temps, et une ballade fort agréable.

Aux abords de la commune de Rosay-sur-Lieure, le visiteur pénètre dans la forêt de Lyons, reconnue comme la plus vaste hêtraie d’Europe.

Celle-ci regorge de légendes, chimères et diableries dont la tradition normande est si friande. Loups-garous et fantômes semblent particulièrement apprécier ces lieux, mais que dire de l’abbaye de Mortemer située dans la commune de Lisors ?

Fondée au 12ème siècle par Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et Duc de Normandie, il n’en subsiste aujourd’hui que quelques bâtiments, un colombier et un vaste étang. D’étranges apparitions y sont périodiquement observées, dont la plus célèbre concerne la Dame Blanche, princesse au destin tragique. Le site est accessible aux visiteurs. Pour un frisson garanti, privilégier toutefois les visites nocturnes !

A deux pas de l’Abbaye, la fontaine Saint-Catherine favorise dit-on le mariage des jeunes filles du voisinage. L’usage commande d’y jeter une pièce pour quiconque désire trouver un mari dans l’année. Une inscription gravée sur la fontaine affirme :

« Sainte Catherine soyez bonne Nous n'avons plus d'espoir De nos coeurs fortement épris Donnez nous un mari. »

Le village de Lyons-la-Forêt mérite une attention particulière. Son architecture est typique du style normand, avec ses maisons basses à colombages, mêlant bois et torchis. La halle du village, les rues pavées et les terrasses de café participent au pittoresque du lieu. Classé parmi les plus beaux villages de France, c’est à Lyons-la-Forêt que furent tournées plusieurs séquences du film « Madame Bovary » de Claude Chabrol.

S’éloignant de la forêt de Lyons, je vous invite en guise de conclusion pour cette ballade normande, à rejoindre la vallée de la Seine et la commune des Andelys.

Sous-Préfecture de l’Eure, la ville dispute à Gisors le statut de Capitale du Vexin normand. Bien que moins peuplée (avec ses 9 000 habitants), elle affiche cependant un patrimoine exceptionnel tant au plan paysager, avec la vallée de Seine, qu’historique avec le site du Château-Gaillard.

Construit au 12ème siècle par le Roi d’Angleterre et Duc de Normandie Richard Cœur de Lion, l’édifice constitue un chef d’œuvre de l’architecture militaire, qui domine la ville et la vallée. Découvrant l’ouvrage à peine achevé, Richard se serait exclamé : « Qu’elle est belle ma fille de 1 an ! ». Réputé imprenable, les français s’emparèrent finalement de la forteresse en 1204 … par la ruse.

Cet héritage est toujours présent, comme le montre chaque automne l’organisation d’une grande fête médiévale qui constitue un des temps forts de l’année.

Au-delà d’un intérêt historique évident, le site du Château-Gaillard offre un panorama incomparable sur la vallée de Seine et ses falaises crayeuses, idéal pour les pique-nique ! De retour en ville, le quartier du « Petit-Andelys » situé à l’aplomb de la falaise offre une longue et agréable ballade au bord de l'eau, face aux demeures bourgeoises.

Tandis que s’achève cette découverte du Vexin normand, un détour s’impose par Giverny, berceau de l’impressionnisme, pour la visite des jardins de Monet. De juin à septembre 2010, le festival « Normandie Impressionniste » propose plus de 200 événements culturels ainsi que des animations pour (re)découvrir cet aspect du patrimoine local.

A bientôt dans le Vexin normand ;)

Week end à Londres du 10 au 14 juillet 2009 - Day 2 - Journée shopping et culture

Samedi 11 juillet 2009

Bien que le petit déjeuner ne soit pas assuré dans ce petit hôtel, tout le nécessaire pour se faire un café est à disposition dans la chambre. C'est donc tout ce dont j'ai besoin avant d'enfiler mes chaussures et partir en randonnée avec l'idée de trouver un endroit ou prendre l'english breakfast dans un pub proche de l'office du tourisme où je commence tout logiquement mes déambulations. J'y achète un plan plus détaillé que celui de mon guide du routard et y chaparde quelques cartes postales (c'était tellement simple que je n'ai pu résister à ce petit plaisir). Je m'engouffre ensuite à travers les rues bondées de Picadilly Circus à la recherche de l'un de ces fameux endroits où je pourrai dégoter l'un de ces non moins fameux petits déjeuners. Seulement, le temps passe vite quand on flâne et la moindre rue que l'on trouve assez courte sur le plan se révèle en fait bien plus longue sous les pas. A 11h, j'estime donc qu'il est trop tard pour que me soit servie ma grande assiette accompagnée d'un grand café. Le quartier n'ayant rien d'attrayant et étant vraiment trop fréquenté, je me dirige vers l'endroit remarquable le plus proche, le British Museum, m'arrêtant en chemin dans un fast food, me perdant - comme de convenance - , et y parvenant enfin sur les coups de 13h.

Façade du British Museum

Disons le tout net, l'attrait de ce musée pour moi était le contenant et non le contenu. Pour m'informer de ce qu'il renferme et de ce qu'il apprend, j'achète un livre à l'accueil, sachant par avance d'après mon expérience au Louvre que je ne retient rien des musées qui se dispersent à force de vouloir nous apprendre toute l'histoire de l'humanité. Je ne comptais d'ailleurs pas y faire de vieux os, voulant simplement en faire le tour et y prendre quelques photos de salles et d'objets remarquables. Mais encore une fois, à force de déambulations, j'y reste environ 3 heures, m'arrêtant devant la pierre de Rosette et une statue de Ramsès II, faisant plusieurs tours de la bibliothèque autant pour profiter de l'endroit que pour y parcourir les différents instruments de recherche de différentes époques.

La King's Library du British Museum

Même s'il est facile de s'y perdre, on y chemine tout de même agréablement, et quand bien même je ne suis pas réceptif à la plupart des choses que j'y croise, je ne veux pas sortir (et à ce moment, je ne sais pas que dehors, il a commencé à pleuvoir), probablement la peur de rater quelque chose. Au final, j'ai donc écumé la majorité des salles et n'en ai pas tiré beaucoup de photos – chose qui aurait été différemment s'il n'y avait pas eu autant de monde pour me boucher la vue (décidément on ne mentionnera jamais assez ce problème de surpopulation en milieu touristique).

Une fois sorti, la question de ce que je peux bien faire ensuite se pose en insoluble problème ; trop de choses me venant en tête et le temps pluvieux gâchant un peu par avance toute promenade dans l'un des jardins. Il est 15h30 et la fermeture des sites approche rapidement. Alors je me résous à consacrer cet après midi à la course aux souvenirs.

Retour donc à Picadilly via les grands axes de Soho où rien de particulier n'accroche mon regard si ce n'est que je m'amuse beaucoup à contempler les façades identiques des maisons. C'est propret, bien tenu, de vraies maisons de poupées. Sous mon parapluie, je déambule donc nonchalamment, profitant de me trouver en des rues encore peu fréquentées pour poser mon regards de-ci delà sans me soucier d'une éventuelle bousculade.

Regent's street - Soho

Un plaisir de bien courte durée. Dans la galerie commerciale du Trocadero, je me mets en quête d'un maillot de foot d'une équipe anglaise et de thé (sachant pertinemment que j'aurais trouvé aussi bien l'un que l'autre en France, mais qu'importe !). Je me rends ensuite dans un magasin de jouets vanté dans le guide du routard comme ayant un étage entièrement consacré aux Légo (on ne se refait pas) avec l'espoir (mais par quel raisonnement absurde a-t-il bien pu me venir ?) que ledit magasin serait moins fréquenté que les autres. Finalement l'étage soit disant entièrement consacré aux petite briques ne l'était pas (j'en trouve d'avantage dans le magasin qui leur est consacré sur le boulevard des Italiens dans le 1er arrondissement), mais j'y trouve un jouet en bois à assembler qui ne fait pas office de souvenir mais est propre à calmer le désœuvrement qui est le mien à ce moment du weekend.

Tout cela nous mène à 17h et je me rends bien compte que je file un mauvais coton si tout mon weekend se déroule de la même manière que cette journée, alors je me mets en quête d'un endroit où je pourrai établir un plan de bataille solide pour le lendemain et reposer mes pieds fatigués d'avoir tant piétiné. Et quel endroit plus propice à ce genre de chose qu'un pub ! D'autant qu'à quelques rues de Picadilly (des rues de taille londonienne s'entend), dans le quartier voisin de Holborn se trouve un pub qui fait office de monument : le Cittie of Yorke, inauguré en 1430, restauré en 1685 après le grand incendie de 1666.

Cittie of York

Un petit moment de bonheur dans ce quartier éloigné de tous les coins touristiques qui suffit à rendre à lui seul toute ma journée agréable. Il n'y a pas grand monde et je peux déplier ma carte dans un boxe en sirotant une pinte à 3£ (2 fois moins chère qu'un demi à Paris, vous aurez probablement fait le calcul vous même, il n'y a donc que le logement qui est plus cher à Londres qu'ailleurs, pour le reste ils ont su garder leur raison). Tout l'intérieur a conservé le style d'une bonne vieille auberge d'antan, puisque sa rénovation du 17ème siècle a été la dernière, avec son haut plafond, ses boiseries, ses poutres apparentes, ses tonneaux entreposés au dessus du comptoir... Suite à ça, je cesse de contempler le lieu pour établir sérieusement mon programme du lendemain, puis je rentre à mon hôtel sur les coups de 21h.

Week end à Londres du 10 au 14 juillet 2009 - Le débarquement

Ce que je vais vous faire partager ici, autant que faire ce peut, est un vagabondage en solitaire outre-manche. Un tour de chauffe pour préparer de futurs départs vers des terres plus lointaines et pour plus longtemps. Muni d'un guide du routard et d'un bagage pitoyable en anglais, je me suis donc élancé vers cette ville jusque là inconnue pour moi. Soit dit en passant, je ne partais pas vraiment à l'aventure puisque ma chambre d'hôtel m'attendait bien sagement. Allons bon, si vous êtes prêts, je vous emmène.

Ayant été informé qu'avant de pouvoir passer la frontière, une fouille des bagages était faite, c'est une heure et demie avant l'heure de départ que je descends du métro à la gare du Nord. Ce contrôle n'ayant tout de même rien de comparable avec ceux des aéroports, je dois tuer une demie heure avant qu'il ne soit ouvert, le temps pour moi de retourner au dehors pour jeter un dernier coup d'œil sur les rues crasses et étroites de Paris. Une heure avant le départ, je prends ma place dans la file et en moins de 10 minutes, me voilà dans la salle de transit. Il me restait donc tout le temps de me faire le plaisir de payer 6€ pour un dé à coudre et un demi sandwich faisant office de dîner.

Et enfin, les portes menant au quai s'ouvrent et me voilà cheminant vers ma voiture tout en remarquant le coup de peinture dont les trains de l'Eurostar auraient besoin. Il ne me semble pas que le fait de passer une heure de leur trajet sous terre soit une raison suffisante de les en dispenser. Heureusement, une fois à l'intérieur, on oublie vite ce laisser-aller. A 18h47, c'est le grand départ et le trajet de 2 heures 30 file comme s'il n'en durait qu'une. Probablement grisé par la nouveauté vers laquelle je m'achemine, je me prends à rester en contemplation quasi constante des changements de paysages : le Pas-de-Calais rural, de ce que j'en ai vu, est un bien beau pays, plus beau d'ailleurs que la campagne anglaise ; la préservation des espaces bordant les voies ferrées ne semble pas être un souci majeur de Sa Magesté. N'en ayant d'ailleurs pas vu grand chose derrière les murs anti-bruits, je garderai cette réflexion à l'état d'opinion non argumentée. En somme, je n'ai presque rien vu de l'Angleterre avant de descendre du train.

Une fois le pieds posé sur le quai de la gare King's Cross – Saint Pancras à 20h15 heure locale, je laissé en plan toute réflexion le temps de m'éloigner de tout ce qui peut parler français – sans succès bien sûr. Ce plan ne m'empêche pas pour autant d'apprécier la grande verrière de la gare, les sols parquetés exempts de tout détritus sur lesquels j'aurais pu me promener en pantoufles.

Les quais de Saint Pancras

Afin de m'éloigner de cette masse de gens, je cherche à m'engouffrer au plus vite dans le métro pour partir à la quête de mon hôtel, mais, alors qu'il y a bien une connexion vers le tube dans l'enceinte de la gare, je me retrouve au dehors. Et grand bien m'en prend. L'extérieur de la gare est juste grandiose : véritable château de l'époque victorienne – autrement plus classieuse que Montparnasse.

La gare de King's Cross Saint Pancras

Alors je m'attarde un peu, sachant déjà qu'une fois à l'hôtel je n'aurai pas le courage de ressortir pour revenir vers le centre. Je chemine autour de la gare, émettant le souhait que toutes les autres rues de Londres soient aussi aérées que celles de ce quartier. Souhait qui sera exaucé par la suite puisque hors mis dans le quartier d'affaires, aucune barre d'immeuble ne bouche complètement la vue. Enfin je me dirige vers la station de métro, muni de mon Oyster pass – ce qui fait que je n'ai aucune idée de combien coute un ticket de métro à Londres. Mis à part que les lignes sont désignées par des noms et non par des numéros, le repérage se fait exactement comme à Paris (en même temps, il n'y a pas des milliers de façons de s'y prendre). La Picadilly Line me mène jusqu'à la station Manor House qui se trouve hors des limites de ma carte. De cette station, il me faut 10 minutes de marche pour rallier mon hôtel, en théorie du moins, parce que pour le premier soir, il est de rigueur que je me perde. C'est donc au bout de 45 minutes que je trouve mon hôtel, après être passé devant 4 fois sans le remarquer. Il faut dire pour ma défense qu'en tant que modeste Bed and Breakfast, il se distingue mal des autres maisons alentours.

Le Amhurst Hotel

Quand je dépose mes affaires, il est donc 22h. Extinction des feux jusqu'au lendemain, 8 heures.

L'eldorado à 2,5 heures de Paris

Petit pays isolé entre l'Allemagne la Belgique et la France, le Luxembourg n'en bénéficie pas moins d'une économie prospère et en plein développement. Connu comme un paradis fiscal au coeur de l'Europe il peut aussi être un tremplin pour qui souhaite réorienter ou booster sa carrière.