Notre cerveau et le sens moral
Merci, gyrus, sulcus et cortex !

Si tuer est mal, si faire souffrir n’est pas bien, si les français ont une forte attraction pour l’égalité, c’est grâce à leur cerveau où les zones de l’équité ont été clairement identifiées par des chercheurs en sciences cognitives. A cela, il faut quand même signaler que le cerveau à besoin de s’identifier à un groupe humain. Et c’est là que tout bascule. La science à l’instar des meilleurs négociateurs a l’art de retomber sur ses pieds. Votre cerveau développe t-il plus ses zones gyrus, sulcus et son cortex frontal ou bien son besoin d’appartenance à un groupe à n’importe quel prix dans un pur esprit d’individualisme ?
La vie n’est pas simple, d’après une équipe de chercheurs du CNRS, le sens du juste serait inné chez l’homme. Ces chercheurs ont clairement identifiés les zones du cerveau qui sont notre « sens moral », ce sont : le cortex cingulaire postérieur, le gyrus frontal et le sulcus temporal supérieur.
Là on comprend pourquoi nous crions facilement « A l’injustice » et c’est vrai, nous sommes cernés par les injustices et les échanges inéquitables. Actuellement plus que jamais, nous avons le sentiment d’être floués de part et d’autre. L’impression désagréable d’être des vaches à traire, des citrons pressés, en un mot d’être des pions sur un échiquier qui n’ont qu’un droit c’est celui d’accepter et de se la fermer.
Hors, comment se taire quand des scientifiques ont mis à jour que le sens de l’équité serait une prédisposition naturelle ? Du fruit de leur découverte découle que nous serions dotés d’une grammaire biologique innée de la morale. A l’aire cérébrale qui produit les émotions « l’Insula antérieure » s’ajoute le cortex préfrontal dorsolatéral.
Tout ceci est très technique, me direz-vous pour le commun des mortels, cependant, nos émotions nous gouvernent et en cas d’actes malfaisants, nous sommes révoltés parce que notre cerveau est programmé pour cela…
Néanmoins, si nous possédons une grammaire biologique du sens moral, nous sommes également équipés d’un autre programme, celui qui nous fait ressentir le besoin de nous identifier à un groupe. Et ce besoin nous conduit à avoir un sens moral à géométrie variable. Ainsi, si le groupe va dans le sens de l’inéquitable pour ne pas en être exclus, nous ne reculons pas devant la pratique de l’injustice, de la torture morale ou physique et même devant le meurtre. L’appartenance à un groupe nous ôte la faculté à nous sentir coupable individuellement. La responsabilité en étant dévolue au leader du groupe.
Si nous sommes programmés pour l’individualisme autant que pour le sens moral, on le voit, nous manquons tout de même de l’essentiel, à savoir d’être programmé pour prendre nos responsabilités. Au moins, celle d’avoir choisi d’appartenir à un groupe. On a toujours le pouvoir de dire « NON » !
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**Bibliographie de référence : Résumé synthétique avec développement élargit et mes commentaires d'un N° de Sciences et Vie de 2007 (j'ai oublié le mois)
http://spip.chacun-ses-gouts.levillage.org/
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