L'hebdo
RETOUR A LA UNE

LES ARCHIVES
369368367366 365
364363362361360
Toutes les archives

LA REDACTION
Devenez reporter
Votre bureau
La rédaction
Les reporters

AIDE ET CONSEILS
Foire aux questions
Conseils d'écriture
La netiquette

Publicité

L'Echo du Village - Accueil
n°366 - 15 mars 2008
Rubrique Edition Société animée par Mireille

Cachez-moi cette vidéo que je ne saurais voir !


Une caméra filme. Un homme politique passe par là. Sa langue fourchât... la faute à la caméra qui n'avait pas à être là !

Internet a déjà à plusieurs reprises influencé la façon dont les candidats à des fonctions politiques diffusent leurs messages. Blogues, forums de discussion ou vidéo en ligne sont désormais bien utilisés par les stratèges de la communication.

Cependant, les candidats ne sont pas les seuls à utiliser ces outils. Des internautes, journalistes, partisans d'autres partis ou simple quidams utilisent eux aussi ces outils ce qui entache parfois la communication bien léchée des grands stratèges.

Ces derniers mois plusieurs évènements nous ont démontrés que de simples blogeurs ou internautes pouvaient influencer "la cour des grand". Le petit mot la petite phrase en trop d'un candidat peut en quelques minutes se retrouver sur le web et êtres vu a plusieurs dizaines milliers de reprises.

Il y a seulement 5 ans on pouvait encore espérer que des images prises par une télé locale ou un cameraman amateur ne passe pas la porte des grandes chaînes, ne correspondant pas aux critères de qualité.

Aujourd'hui les mêmes grandes chaînes n'hésitent plus à montrer ces images, même provenant de téléphones portables. Le téléspectateur est aussi internaute à ses heures et s'accommode bien de ces images de moins bonne qualité toutefois que l'information y est.

L'empire contre attaque

Que faire contre cette évolution du chemin de l'information ? Comment éviter que la communication "bien pensée" ne soit pas ébranlée ? Comment éviter que notre candidat ne sorte tel ou tel ânerie pensant qu'il n'y a pas de caméra ou que celles-ci soit éteintes ?

Il semble que la réponse n'aie pas encore été trouvée par tout le monde. Une des solutions est de limiter l'exposition médiatique et au public. Moins cette exposition est grande, plus le contrôle de l'image est aisé. Le problème est que pour bien des stratèges cette exposition importante au public est primordiale pour assurer un maximum de popularité tout autant que le choix des discours, des lieux visités ou de la couleur de la cravate.

Que fait-on alors ? Dans la plupart des cas, laisser passer et donner si besoin est des excuses publiques. Cela semble logique. Mais encore ? Dans un but d'éviter d'autres déconvenue à l'avenir il faut désavouer la source. Souvenez-vous quand Nicolas Sarkozy arrive à une conférence de presse, après une rencontre avec le président russe, dans un état que l'on peut qualifier de diffus.

Le présentateur de la RTBF commentera les images en disant qu'il n'avait pas bus que de l'eau. Il a dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Mal lui en a pris, il a subi les foudres du président et de l'Elysé. Le président ne peut être mis en cause et forcément, le journaliste doit être présenté comme fautif aux yeux du grand public.

Rebelotte au salon de l'agriculture ou Nicolas Sarkozy lâche "Casse toi pauv'con". Comme petite phrase on a connu mieux dans la bouche d'un président français. Mais la réaction du président et de son entourage a été de désavouer l'agriculteur destinataire de la petite phrase.

Les petits soldats aussi

La gestion de l'image n'est pas uniquement le fait des grands stratèges. Elle l'est aussi pour les petits soldats présent sur le terrain lors des meetings. On repère les blogeurs ou caméramans qui pourraient être gênants et l'on s'arrange pour les intimider voir les pousser vers la sortie.

Un exemple récent démontre ce procédé peu démocratique. Lors d'un débat-discours de Mme Dati La Télé Libre avait fait le déplacement avec un journaliste et un caméraman. Le début de la prise de vue de passe bien jusqu'à ce qu'un petit groupe de jeunes militant de l'UMP se placent systématiquement devant l'objectif de la caméra.
L'équipe de la Télé Libre sera ensuite expulsée de la salle.

Pour John Paul Lepers, le patron de La Télé Libre interrogé par 20minutes.fr, "dans une réunion publique, ce n’est pas normal que l’on ne puisse pas filmer avec des caméras. Les politiques ont peur de dire des conneries et que celles-ci se retrouvent sur Internet, un média qui incarne le diable pour eux".

Internet serait-il si dangereux pour la classe politique ? Un média sans prises directes et qui surtout ne permet plus de mentir sur sa véritable personnalité ? C'est bien la le problème. Quand l'on peut contrôler la presse et surtout ce à quoi a accès la presse et le grand public, il est aisé de se forger une image sur mesure. Internet ne permettant plus de contrôler l'information c'est toute une stratégie de communication qui est ébranlée. Les coups bas et intimidations vécus ces derniers mois ne seront certainement pas les derniers.


Rien ne sert de chercher, mieux vaut trouver.



L'auteur
Cocos
Cocos

Carte de reporter

5 derniers articles :
• Casse tête chinois pour un avion
• Comment définir un blog?
• L'eldorado à 2,5 heures de Paris
• Les dépêches Ryanair sur Wikio!
• Sukhoi Superjet, le premier succès russe?

Réagissez
- Réagissez à cet article dans les forums de l'Echo
- Recommandez cet article

Devenez reporter
L'Écho du Village propose à tous les villageois de devenir reportergrâce à une interface conviviale et facile d'utilisation.

L'Echo du Village
Les_Blogs_du_Village
Les_forums_du_Village
 
 
D'accord ? D'accord Pas d'accord ? Pas d'accord Suggestion ? Suggestion