COQ ou MOUTON le travailleur...
Faut-il changer l’emblème français ?
Le coq bat de l'aile et le mouton défrise.... Un incident fâcheux dans le monde la télévision, met à jour les nouveaux comportements en entreprise. Un internaute affirme qu’il faut changer l’emblème de la France. Le « Mouton de Panurge » serait plus adapté que le COQ gaulois. Sommes nous plus lèches bottes qu’avant ?
IncidentJean-Philippe VIAUD dépose une main courante contre William LEYMERGIE. L’animateur producteur de Télématin aurait tenté de l’étrangler. Un différent les ayant opposé, monsieur LEYMERGIE aurait perdu son sang froid. Ce qui surprend beaucoup de monde à travers les différentes prises de positions des internautes téléspectateurs de l’émission, c’est le soutien de l’équipe de Télématin au chef (William). Si le chroniqueur a perdu connaissance, ce serait après l’altercation et le manager n’aurait pas tenté de l’étrangler (d’après un journaliste du Figaro)…
Vrai ou faux, pensé ou sous pression ? Ce soutient ne convainc pas trop la vox populi. Voilà un bon départ pour développer un nouveau comportement de société.
Le monde des pigistes dont font parti beaucoup de chroniqueurs de Télématin, est un monde de travail précaire. Chacun rame pour faire reconduire son contrat. C’est pour cette raison en priorité que le soutient est caduc aux yeux de certains. Les auditeurs qui témoignent un peu partout sur le Net, disent avoir remarqué le comportement despotique du «Boss», ils trouvent que Leymergie est même parfois blessant avec ses collaborateurs.
Mais surtout comme le souligne mano007 sur le forum de France2 (Télématin- spectacle-Jean-Philippe Viaud) :
«Bonjour. Ce matin en fin d'émission tout le monde était réuni autour de William Leymergie pour faire allégeance au chef afin de ne pas perdre sa place .Si ce Monsieur a été sanctionné c'est qu'il est fautif alors pourquoi cette mascarade pour le chef… Voila vous voyez ce que la France est devenue des faux derches et ne vous étonnez pas que nous soyons broyés par la régression sociale... Le coq français emblème de notre pays est bien mal en point et il faudrait le changer contre les moutons de panurge.
Bonjour chez vous»
C’est à partir de cette réflexion que nous vous invitons à regarder autour de vous, principalement sur votre lieu de travail.
A quoi sommes nous prêts pour avoir un job ?
D’après une enquête en entreprise, les moutons ont toujours existé.
Côté salariés ils sont définis comme des personnes voulant bien se placer auprès de l’encadrement afin d’avoir un poste leur permettant de coincer leur bulle. Les «faux derches» en fait travailleraient moins que les honnêtes, mais passeraient davantage de temps avec l’encadrement à le brosser dans le sens du poil. Bref, les moutons seraient des "bénis oui oui".
Côté encadrement, les moutons ce sont les syndiqués qui suivent aveuglément les consignes des syndicats de travailleurs, sans chercher à les remettre en cause !
Suivant le poste occupé par le témoin la vision du mouton est différente. Mais pas le comportement. Dans un cas comme dans l’autre, ils se laissent mener.
On parle de manipulation. C’est là que le mouton diffère. Syndiqué, il est manipulé. Faux derche, il devient manipulateur.
Toutes les époques depuis le début du vingtième siècle répondent à ces deux critères.
Donc, les moutons ont toujours existé. On pourrait remonter à la Renaissance, au Moyen-Âge et plus loin encore, on retrouverait nos manipulateurs «Faux derches» !
Actuellement le travail a été raréfié dans les pays industrialisés. Comme les aides financières aux sans emploi se raréfient aussi, on assiste effectivement à une recrudescence de l’activité mouton. Pour conserver son emploi d’abord. Nous verrons plus loin ceux qui moutonnent pour obtenir un emploi. Ce ne sont pas les mêmes…
Mouton de panurge ou enragé ?
Le mouton de Panurge c’est celui qui suit sans se poser de questions. Le mouton enragé n’a de mouton que le nom et le comportement en apparence. En fait, son but c’est de pouvoir utiliser un tel ou une telle au bon moment afin de servir ses intérêts personnels. On le voit bien, c’est un manipulateur.
Faux derche par obligation et aussi parfois par conviction, le mouton enragé est une plaie pour les entreprises. Il peut aller loin pour obtenir la satisfaction de ses besoins.
Pour ceux qui ont lu "Le Couperet" de Donald E. Westlake on arrive à l’extrême. En résumé, il s’agit d’un cadre de 50 ans qui est licencié économique. Son entreprise a décidé de rajeunir son encadrement. Au bout de deux années de chômage, l’argent se fait rare. En épluchant les petites annonces il découvre un poste qui lui irait comme un gant. Mais son âge est un obstacle… Alors, il va éliminer un à un les candidats à ce poste afin que l’entreprise n’est que plus lui comme candidat.
Dans la réalité, nous n’en sommes pas là, fort heureusement. Cependant, parmi les candidats recrutés en intérim, en vacation ou tout autre contrat précaire, par de grandes entreprises, c’est quand même assez similaire. L’entreprise sélectionne plusieurs personnes au profil un peu différent, mais qui auront une mission identique. Plus l’entreprise est grande et a pignon sur rue, plus la concurrence entre les précaires devient acharnée. Chacun cherchant à décrocher un CDI (contrat à durée indéterminé) Curieusement ceux qui ont le plus de chances se révèlent être les plus immondes. La précarité leur a ôté toute valeur morale. Ils sont persuadés qu’ils ne doivent compter que sur eux. Pour se faire, ils sont rompus à l’art de manipuler les chefs. Ce n’est pas éliminer la concurrence qui les motive, mais se caser, avoir un CDI et pouvoir se construire un avenir. D’où le fait que ce sont les 30/40 ans qui sont les plus redoutables.
Les cinquantenaires étant redevenus des personnes aptes, ne se font pas d’illusion. Ils vont surtout tenter de faire prolonger leur contrat précaire, voir être rappelé ponctuellement par l’entreprise. Pour se faire, ils sont également tenus de se faire bien voir.
On le voit la précarité du travail engendre le moutonisme multi facettes.
Le gain pour les entreprises ?
Là on aborde le problème crucial. Quels avantages pour les entreprises d’avoir ce type de comportement au sein de leurs équipes ?
Le fait que ce soit de très grosses entreprises qui recrutent des travailleurs temporaires n’est pas anodin. Les intérimaires en moutonnant vont donner des sueurs froides aux salariés permanents. Les directions font ainsi entrer le loup dans la bergerie. Les syndicats ne sont plus suffisamment puissants, ni crédibles pour s’opposer à l’emploi de salariés temporaires.
A long terme, il n’est pas certain que l’entreprise s’y retrouve. Mais à court terme c’est efficace. Le salarié permanent va décaler son comportement, il côtoie chaque jour le travail précaire en la personne de ses collègues intérimaires.
A ce niveau c’est l’encadrement qui manipule…
Par contre l’intérimaire va manipuler principalement les cadres décideurs, en suivant une stratégie bien rodée :
- Se mettre dans la poche le premier sous-fifre encadrant. Ce dernier fera un rapport élogieux de sa personne.
- Puis, une fois bien installé dans la place, il passera par-dessus pour obtenir un poste plus alléchant.
On pense qu’actuellement, que sur un groupe de 4 intérimaires, un décroche un CDI. Les autres seront immolés pour mettre en valeur le mouton enragé avec la complicité du petit chef, ou repris sur des missions ultérieures.
En attendant, la crédibilité du N+1 va être remis en cause car dans le rang des immolés un au moins d’élèvera contre le choix. N’hésitant pas à détailler les disfonctionnements comportementaux du manager. Mais ne plaignons pas le N+1 ! Un bon manager sait ne pas laisser filtrer ses sympathies, il reste impartial et imperméable à la manipulation.
Le «mouton enragé» n’est pas meilleur dans l’exécution de ses tâches que les autres, il sait juste se vendre. La tricherie est à son programme, le sens du travail en équipe et l’esprit de groupe ne sont que des mots qu’il ne met jamais en application. Il poursuit son objectif, MOI d’abord !
C’est un «lèche botte» professionnel avec des objectifs précis et un « faux derche » de première catégorie !
Le coq bat de l'aile et le mouton défrise
Pour répondre à la question sommes-nous plus faux derches qu’avant ? Hé bien non ! La conjoncture économique française nous contraint surtout à être plus consensuels. C’est parfois difficile, et certains craquent ! Tout le monde n’accepte pas le terme "se vendre" qui rappelle l’esclavage !
http://spip.chacun-ses-gouts.levillage.org/
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