La salle à manger
Les façades faciles, développementLes façades sont peut-être faciles en elles mêmes mais pas pour les autres. Quelles sont les différences entre chose et chose en ce que l'on voit une façade comme ci ou comme ça selon que on en soit l'auteur ou l'observateur? On voit les choses de près ou de loin, petit ou grand, ceux sont nos choses ou des choses d'un autre.
On me demandait si la chose "prenait". On me parlait comme l'on parlait d'une mayonnaise, d'une rouille ou d'une vinaigrette. Il s'agissait d'une histoire de cuisine et de salle à manger. Comme architecte on dessinait vraiment une salle à manger pour une nouvelle maison. Allait-elle prendre‘?Pour qu'elle 'prenne' on pensait. On développait le pendant de la salle à manger, de l'autre coté de la maison. Et comment s'appelait le pendant de notre salle à manger ?
Il s'agissait que l'on se faisait une joie d'avoir une dimension particulière de l'existence que l'on appelait le pendant du plan. En ayant un pendant de plan dans nos esprits on savait comment aider à ce que les choses 'prennent'. On se sentait capable, efficace, maître et docteur à la fois. Comment s'appelait le pendant de notre salle à manger ? Tout ce que l'on pouvait supposer était que la cuisine n'était pas le pendant de la salle à manger. Sans faute le pendant de la salle à manger doit être la chose la plus éloignée en distance de cette salle à manger qui puisse être. La salle à manger n'est pas au centre du parti, elle est toujours à une extrémité. Alors on savait que la cuisine dessert la salle à manger et est à coté d'elle. Elle ne pouvait pas en être le pendant. On cherchait l'autre extrémité de notre bâtiment symétrique. On cherchait le pendant du plan. Au moins savait-on ce que le pendant du plan ne pouvait être.
Préambulatoire, prises de courant, proches voisins, perches et cannes à pêches. Prières et prix de beauté. Préparations et permissions. Tout le monde à sa porte, mais sans pressions d'attendues ou d'inattendues. Tout le monde en deux parties, proche et rapproché.
Le porche grandissait jusqu’à perte de vue loin de part l’horizon. Le monde était à notre porte. Tout le monde était accommodé par notre petit village. Six milliards de personnes se rangeaient d'ici au loin de l'horizon. Il ne s'agissait que du bon geste de notre façade pour que cette masse humaine se sente renforcé. Le pendant se définissait au bon gré de chacun, partout différent. Mon pendant du plan était tout simplement ma salle de bibliothèque d'où je rédigeait ces textes.
sic
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