Les formats propriétaires et les logiciels libres
Pourquoi Firefox utilise mal certain fichiers audios et vidéos?
Les logiciel libres se voient souvent reprocher de ne pas prendre en charge les formats aussi courant que le mp3, avi, Flash, pps, Java, etc. L'exemple le plus fréquent est Firefox, porté au nues par ses utilisateurs convaincus alors que les inconditionnels d'Internet Explorer ne manqueront pas de faire remarquer que le navigateur de Mozilla affiche systématiquement des pages truffées d'erreurs, allant même jusqu'à faire l'impasse sur de nombreux format vidéo.
Ces lacunes graves ont tôt fait de qualifier les logiciels libres comme de qualité inférieure. Cette moindre qualité expliquerait même la gratuité de ces logiciels.En règle générale, la liberté ne va pas sans contraintes. Effectivement, si le code propriétaire nécessaire à accomplir les tâches citées précédemment était inclus dans le fichier d'installation, ça en serait finit de la gratuité. Cette gratuité garantie aux logiciels libres d'être accessible au grand public et se populariser. D'ailleurs certains éditeur sous licence propriétaire dissimulent leur prix par la vente lié ordinateur-système d'exploitation ou matériel-logiciel donnent à l'usager l'impression de ne pas avoir payé.
De plus, les logiciels ouverts par définition visent à contrer la prolifération des licences qui sous le prétexte de protéger leurs auteurs permettent de discriminer les utilisateurs. L'intégration de code propriétaire dans du code libre rendrait le produit final propriétaire, ce qui revient à se tirer une balle dans le pied.
Cependant les utilisateurs de Firefox ou de Linux ne se plaignent pas de ne pas pouvoir mettre en oeuvre ces formats. Non qu'ils ont fait le deuil de leur fichiers vidéo ou audio et qu'ils se régalent de lire des pages Web assortis d'erreurs d'affichage, mais tout simplement parce que rien ne les empêche d'ajouter ces éléments après l'installation. Il faut bien différencier l'utilisation faite par un particulier et l'exploitation commerciale faite par les entreprises.
Les sociétés de développement et d'éditions doivent s'acquitter des licences pour pouvoir en faire une utilisation commerciale. L'utilisateur final est dispensé de l'achat d'une quelconque licence et même encouragé à s'approprier gratuitement tel ou tel type de formats, quelque soit sont système d'exploitation ou la provenance de ses logiciels. La gratuité ne suffit donc pas à expliquer l'intérêt des utilisateurs pour le logiciel libre au vue des contraintes qui en découlent. La non-intégration de code propriétaire donne le choix à l'utilisateur entre deux philosophies. Soit se soumettre au modèle actuel propriétaire, soit affronter les déconvenues du libre.
Pourquoi ne pas se limiter au modèle propriétaire qui à fait ses preuves et instauré de nombreux standard? Hier, les ordinateurs personnels nous ont dévoilé de nouvelles possibilités de communication et de multimédia et les restrictions ont été plutôt discrètes.
C'est après que les utilisateurs aient développés des habitudes de consommation que sont apparues les DRM (gestion numérique des droits) et DCU (Dispositif de Contrôle d'Usage). Aujourd'hui, Il ne suffit plus d'acheter légalement une oeuvre musicale ou cinématographique, mais il faut aussi satisfaire aux contraintes matérielle (la loi DADVSI à rejeté le principe d'interopérabilité) et morale (ne pas prêter une oeuvre ni la consulter sur un matériel autre que celui pour lequel elle à été acheté).
Microsoft se prévaut pour cela d'exercer les contrôle de l'utilisation légitime du matériel de la presque totalité des ordinateurs de la planète, et Apple de restreindre l'utilisation du format musical acheté sur son site à l'obligation de l'utiliser sur son matériel.
Demain, le verrou technique sur le format des données risque bien d'être dépassé, et le contenu lui-même pourra de fait être lié au matériel. Un nouveau verrou culturel pourrait faire son apparition contraignant les artistes à réserver leur exclusivité à une marque de lecteur audio ou vidéo
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