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L'Echo du Village - Accueil n°353 - Jeudi 15 février 2007
Rubrique L'actu animée par Aggie


La bibliothèque virtuelle de Google
Culture, contre façon ou intérêts financiers?

Etes-vous pour ou contre la possibilité de trouver sur Internet les grands classiques de la littérature ? Si beaucoup d’Internautes se déclarent favorables, les éditeurs français quant à eux déplorent un manque à gagner. Est-il logique que Rabelais, Racine ou d’autres écrivains aussi célèbres soient la propriété unique de maison d’édition ?

Depuis déjà quelques mois nous l’avons appris les éditeurs français à l’instar des Majors de la musique déplorent un manque à gagner.

Si les Majors ont montré les internautes téléchargeurs du doigt, les éditeurs eux s’attaquent à Google qui souhaite mettre à disposition du monde entier la littérature anglo-saxonne et française.

Les éditeurs disent comme les Majors vouloir défendre les droits d’auteurs ! Car, certains auteurs ne sont pas encore tombés dans le domaine public, comme Camus, Gide et bien d’autres. Soutenus par le syndicat national de l’édition (SNE), après le groupe La Martinière, c’est au tour du groupe Hachette de montrer les dents.

Derrière ces batailles pour la défense des droits d’auteurs, se cache une baisse de rentabilité des métiers de l’édition et de la vente du livre ! C’est un fait acquis le métier de libraire n’est plus rentable et par voie de conséquence celui d’éditeur non plus.

A qui la faute ? A quoi est dû le phénomène de rejet du lecteur ? Des questions simples qui ont des réponses multiples. Au début de la baisse des ventes l’on entendait : « les gens ne lisent plus. » Avec l’apparition du Net et la multiplication des abonnements à la toile, il a bien fallut se rendre à l’évidence ! Les gens lisaient, mais autrement. Les lecteurs sont demandeurs d’une nouvelle façon de concevoir la lecture.
Tout comme pour la musique, acheter un CD de 18 à 20 titres pour n’entendre que deux ou trois morceaux qui plaisent, ce n’est plus au goût du client potentiel, pour la lecture il en va de même. Aujourd’hui le lecteur c’est rendu compte que dans un livre, il tournait rapidement certaines pages et ne lisait que l’essentiel pour la compréhension du contenu.

Alors c’est là que le Net intervient, il offre la possibilité de ne consommer que ce qui est recherché. Un paramètre que les éditeurs ont dû mal à intégrer. Ils sont comme les artisans, il faut toujours qu’ils tentent de nous vendre plus que ce que l’on demande.

En parallèle, la Bibliothèque Nationale de France met en place son projet GALICA. Pour son directeur, il faut prévoir l’avenir, il explique que si demain Google venait à disparaître, si le moteur de recherches est le seul à posséder « ses données d'une importance culturelle inimaginable » qu’adviendra t-il ? Alors en sage, il considère qu’il ne faut pas « mettre tous ses œufs dans le même panier ». Une position plus compréhensible que celles des groupes d’éditions.

Effectivement, des textes anciens comme ceux que possèdent la BNF sont des œuvres d’art et de formidables documents de recherches pour les historiens.

Il faut signaler que les petites maisons d’éditions ont elles totalement adhéré au projet Google, car pour chaque livre le géant américain met un lien de renvoie vers le site de maison d’édition. Ces petits peuvent ainsi bénéficier d’une publicité à moindre coût et devenir acteurs sur un marché de l’édition dont ils sont exclus très souvent.

A signaler également que les groupes d’éditions de presse ont enfourché eux aussi le cheval de batailles de leurs confrère de l’édition du livre. Ils souhaitent que Google n’affiche plus leurs pages, ni leurs articles….

Côté auteurs indépendants et rédacteurs du Net, les acteurs se frottent les mains et espèrent ardemment que Google accédera à la demande des Groupes financiers. Ils pourront ainsi retrouver une bonne place sur le Net. Car dans les débuts du WEB de parfaits inconnus ont pu se faire une place grâce au fait que la toile n’était pas encore envahit par les géants de la finance.


Sources d'informations multiples disponibles sur le Net

Illustration : Le sigle des Auteurs indépendants A.A.A

http://spip.chacun-ses-gouts.levillage.org/



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2 commentaires :
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La négociation ou le négoce. - Par AMAROUCHE Larbi dit : Ahmed Salah le 17 février à 08:20

Bonjour !

Je remercie Monsieur le Maire et son équipe de Rdection pour l'ouverture de cette page comme outil d'expression libre et pluri-elles à la lumière de la ligne éditoriale des Auteurs Autonomes.

Si les grands groupes Editeurs ne sont pas d'acteurs avec l'accaparemment par le moteur de recherche "google" des données scientifiques et téchniques pour les mettre à la disposition des chercheurs, ils n'ont qu'à engager une négociation profonde en vue du départage des frais et des fruits par tous et au service de tous. Les extrêmes finissent toujours par se rencontrer dit le proverbe.

La Bibliothèque Nationale dispose de cette idée géniale de prévoir et prévenir sur l'avenir. De quelque façon que ce soit, les produits livresques et culturels ne sont pas des produits comme les autres, à partir du moement où ceux sont sollicités par une clientèle spécifique qui sort du monde de l'affairisme normalement.

La [...] Lire la suite
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  • Re: - par Mireille le 03 mars à 23:51