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L'Echo du Village - Accueil n°348 - Jeudi 12 janvier 2006
Rubrique littérature animée par aucun responsable. Postulez !


Les fous du roi (Robert Penn WARREN : 1905-1989)
La littérature américaine : 37/39

Isaac ASIMOV, Edgar R. BURROUGHS, William S. BURROUGHS, James M. CAIN, Truman CAPOTE, CHANDLER, Philip K. DICK, DOS PASSOS, FANTE, FAULKNER, FITZGERALD, HAMMETT, HEMINGWAY, HIGGINGS CLARK, William HJORSTBERG, Henry JAMES, Jack KEROUAC, Stephen KING, Norman MAILER, MATHESON, Horace McCOY, Henry MILLER, Philip ROTH, Gertrude STEIN, STEINBECK, Tom WOLFE, Richard WRIGHT, etc. Ils sont tous les dignes successeurs d’Edgar POE et contribuent au rayonnement et à la diversité de la culture américaine.

Robert Penn Warren gagnerait à être connu. Son roman, La grande forêt, est un chef d’œuvre comparable à « Tant qu’il y aura des hommes » de JONES.
Auteur du Sud, il est aussi dur que FAULKNER, AGEE ou CAPOTE. Il décrit l’homme tel qu’il est. Un être qui essaie de domestiquer son état sauvage.

« Les fous du roi » est une plongée dans le monde politique. Les affaires véreuses, les fortunes suspectes, etc. y sont légions. Malheureusement, l’actualité ne manque pas de nous rappeler que ce roman est trop souvent réel.

Celui qui n’apprécie pas le genre s’abstiendra. Pour les autres, ils doivent s’attendre à des études psychologiques moins bonnes que FAULKNER, JAMES, KING, WRIGHT, etc., mais qui ont le mérite d’exister.

On appréciera par exemple la candeur du candidat au poste de gouverneur. C’est un honnête homme qui tient un discours juste, mais qui lasse l’électeur. On s’attendrira de le voir se sentir indispensable pour le bien des électeurs, ou encore de le voir maltraité pour sa naïveté.

Malheureusement, le livre devrait s’arrêter à ces deux premiers chapitres qui pigmentent cette histoire. Au lieu de cela, WARREN s’enlise dans des pages qui n’en finissent plus. Et pour dire quoi ? On se le demande encore après la lecture du roman.

WARREN est à l’opposé de WRIGHT. Il est blanc, peut-être raciste, et ce roman, au lieu d’être un angle ouvert vers le suspense comme « Le transfuge », « Un enfant du pays » de WRIGHT, est un cardiogramme plat...

On peut se demander si c’est vraiment le même homme qui a écrit « La grande forêt ».

Un livre démodé parce que ce qu’il décrit, est devenu réalité.

René MORIN

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René

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