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Le sabbat dans Central Park (William HJORSTBERG : né en 1941)
La littérature américaine : 22/39
Cet article aurait dû paraître le 24 février 2005
William HJORSTBERG est beaucoup moins connu que HAMMETT ou ASIMOV, mais il est intéressant lorsqu’il construit une œuvre assez marginale entre le roman noir et le fantastique.
« Le sabbat dans Central Park » est l’histoire d’un détective privé, Harry Angel, qui reçoit une mission assez banale puisqu’il s’agit de retrouver un personnage disparu depuis des années.
Lorsqu’on commence à lire cette œuvre, on croit presque à un vulgaire roman noir. Mais où la chose devient cocasse, c’est lorsque le héros apprend que c’est lui-même qu’il recherche… et surtout, lorsqu’il apprend la réelle identité de celui qui lui a confié ce travail.
L’idée de construire un suspense autour de cet axe est déjà assez singulière. Elle démontre la créativité de l’auteur. Mais les idées ne suffisent pas ! Il faut encore entraîner le lecteur derrière lui. Pour cela, William HJORSTBERG utilise un style limpide qui ne s’attarde pas sur le détail.
Beaucoup d’autres pourraient s’y casser les dents car l’aspect fantastique de cette histoire n’apparaîtra que vers le milieu du roman avec les messes noires, le vaudou et le sacrifice d’une enfant. En attendant, le lecteur qui n’aime pas forcément le roman noir, pourrait être tenté de capituler.
William HJORSTBERG a su éviter le piège du policier trop policier. Il ne s’encombre pas de longueurs, il impose son style et marque lui aussi la littérature américaine de son empreinte.
René MORIN
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