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L'Echo du Village - Accueil n°305 - jeudi 29 juillet 2004
Rubrique L'actu animée par Aggie


Un ruban rouge pour l'Afrique


Aujourd’hui, en allant acheter mon repas du soir au minimarché du coin, j’ai mis 2 euros dans une longue tirelire en métal, en soutien aux victimes du sida.
Ce soir je pense à elles. Et je pense à l’Afrique.

« La première annonce officielle relative à ce qui allait devenir le sida fut faite par l’agence d’épidémiologie fédérale Centers for Disease Control d’Atlanta en Géorgie (USA), le 5 juin 1981. » (Dictionnaire des risques, sous la direction d’Yves DUPONT, Ed. Armand COLIN)
23 ans déjà.
Initialement identifiée dans les hopitaux de Los Angeles chez de jeunes homosexuels, Jacques Leibowitch, médecin français, montra en février 1983 que l’Europe était touchée par une maladie infectieuse originaire d’Afrique.
En 2002, les décès liés au sida avoisinent les 3 millions, et 42 millions portent le virus dont un tiers ont entre 15 et 24 ans.

L’Afrique semble être le continent le plus touché avec 29,4 millions d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH (estimation fin 2002 par ONUSIDA, Genève : www.onusida-aoc.org).

La situation en Afrique est extrêmement préoccupante.
Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, a déclaré au XXII Sommet France-Afrique, qu’en ce qui concerne l’Afrique, le sida est « une des causes sous-jacente des crises alimentaires » et qu’il provoquera « des crises de gouvernance car il décime les rangs les plus productifs de la société ».
En effet, dans de nombreux villages décimés, il ne reste plus que les jeunes enfants et les vieillards.

Dans la problématique du sida, cela ne sert plus à rien de discuter de l’origine de la maladie et de stigmatiser telle ou telle population à risques. Devant l’ampleur des dégâts, ce qui compte désormais, c’est agir contre ce fléau. Et agir vite.

Les grands groupes pharmaceutiques occidentaux, qui possèdent les brevets, ne sont pas disposés à « distribuer » à faible prix les thérapeutiques dans les pays pauvres. Et dans ces pays, le travail à mener en matière de prévention est colossal, ce qui aggrave la situation.
Pour l’instant, sans aucun doute, le nerf de la guerre est l’argent.
Il faut de l’argent pour la prévention, pour les soins, pour l’éducation.
Il importe donc de soutenir ces organismes qui oeuvrent honnêtement pour combattre cette terrible maladie qui décime le monde.

Pour tous ceux et celles qui se sentent concernés par ce problème, chacun pourra trouver s’il le souhaite sa propre manière d’agir.
Toutefois, il existe le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Ce fonds a été créé pour augmenter considérablement les ressources visant à lutter contre trois des maladies les plus dévastatrices du monde, et pour diriger ces ressources vers les régions les plus nécessiteuses.

Le Fonds mondial se fonde sur un ensemble de principes, à savoir de l'administration jusqu'à l'octroi de subvention :
· Œuvre en tant qu'instrument financier et non comme entité de mise en oeuvre.
· Met à disposition et exploite des ressources financières supplémentaires.
· Soutient les programmes mettant en évidence la responsabilisation nationale.
· Opère de manière équilibrée en termes de différentes régions, maladies et interventions.
· Suit une approche intégrée et équilibrée de prévention et de traitement.
· Evalue les propositions par le biais de processus d'examen indépendants
· Etablit un processus d'octroi de subvention simplifié, rapide et innovant et fonctionne de manière transparente avec obligation de rendre compte.
Le Fonds mondial dispose d’un site Internet (www.theglobalfund.org/fr/) sur lequel on trouve une importante documentation et sur lequel on peut effectuer un don, si minime soit-il.

Voilà. Ce soir, je ne sais pas si c’est la journée mondiale contre le sida, mais ce petit ruban rouge m’a touché le cœur, alors je décide d’agir. Maintenant.
Pour un monde avec un peu plus d’équité et moins de souffrance.


Bodhie


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