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L'Echo du Village - Accueil n°305 - jeudi 29 juillet 2004
Rubrique chronique animée par aucun responsable. Postulez !


Chronique du temps qui lasse
Cherche idée même blanche même noire....

Jouez au bois ou ailleurs, cela ne m’expliquera pas comment une idée peut naître.




Est-ce qu’il y a gestation ?
Au bout de combien de temps un embryon d’idée arrive –t-il à maturité ?
Y a-t-il en la matière des mortes nées ? Des prématurées ? Des avortées ? Des siamoises?
Que des idées meurent j’arrive presque à le concevoir, mais ceci étant si j’accepte cette idée de mort, ipso facto j’accepte l’idée d’une naissance (CouaQ)
Il y a bien des idées blanches et des noires, y aurait-il ostracisme aussi ?
Pour garder un semblant de cohérence, je dirai que les idées ne meurent pas, elles restent latentes, elles couvent …
Mais si elles couvent c’est donc qu’il y a naissance, un peu comme l’histoire de la poule aux œufs d’or …
Toutes ces interrogations m’épuisent, « mais alors ? », me questionnes-je et « pourquoi ? » me direz vous ?
Parce que l’idée a germé, qu’elle pousse son litige dans mon crâne, il faut que ça sorte et vous en êtes les premières victimes.
C’est ainsi.
Je n’y peux rien ou presque.
Oui bien sûr, je pourrai ne rien dire, et bien c’est ce que je fais, je ne dis rien j’écris !
C’est ainsi que depuis que j’écris, je ne parle plus, je remplis ma tête d’odeurs d’images de cœurs et de visages, et les mots se bousculent au bout de mes doigts, ils s’entêtent bêche, se pèlent mail, dans l’aqueux sans tête comme autant de flacons ballottés pas l’écume.
Mes chimères, mes espoirs, mes illusions aussi, une fois couchés sur le papier n’ont plus lieu d'être.
Alors ..... Je ne me dirai pas, je ne me coucherai pas sur cette page anthropophage, ce blanc qui absorbe tout jusqu’à l’essence, jusqu’au sens…
Je la sens impérieuse parfois, sforzando, il faut que j’arrête, la toile comme la page est un vertige…
Je suis mon dernier garde fou, mon rempart contre le vide je funambule au liseré, enracinée dans le réel lors que mes mains marionnettistes époussettent des lobbies d’étoiles, des phobies des moi des zombies d’effroi …
Je scat man, parce que j’ai peur souvent d’être dans un monde de cristal, et que d’un écho inconsidéré tout se brise, je rêve sa bohême mais le monde est létal.


eternityval@aol.com


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