L'hebdo
RETOUR A LA UNE

LES ARCHIVES
371370369368 367
366365364363362
Toutes les archives

LA REDACTION
Devenez reporter
Votre bureau
La rédaction
Les reporters

AIDE ET CONSEILS
Foire aux questions
Conseils d'écriture
La netiquette

Publicité

L'Echo du Village - Accueil n°302 - Jeudi 8 juillet 2004
Rubrique cinéma animée par aucun responsable. Postulez !


La mauvaise éducation
Une bouffée sincère d'humanité

Certaines choses apparaissent tellement précieuses à nos yeux qu'il nous est parfois difficile de les partager. On hésite longuement pour préserver aussi longtemps que possible notre découverte, comme par pudeur, une pudeur égoïste.
Lorsque je sors d'une salle de cinéma après avoir vu un film d'Almodovar, je me trouve chaque fois désorienté. L'équilibre et l'ordre général des choses a été bousculé et il me faut alors souvent quelques temps avant de réunir toutes mes idées et être capable de déverser mon premier flot de critiques.

Hier soir en sortant du cinéma, je ne savais pas quoi dire. J'avais voyagé dans l'un de nos mondes parallèles jusqu'a la fin du film et il me fallait en revenir. Dans les films d'Almodovar, on vit dans un monde dont la temporalité n'a plus de règles (les flashs-back, les mises en abîmes,...). Le monde d'Almodovar c'est aussi un monde de spectacle, de paillettes.
C'est une histoire à la Almodovar, une de celles que personne d'autre n'aurait pu imaginer. Une histoire puissante d'amour, de haine, de souvenirs. Les hommes sont mis en scène dans un décor chaud, rassurant. Les sensibilités sont à fleur de peau, échaudées. Des scènes d'amour nous sont dépeintes avec une grande sincérité, dans un souci de vérité.

Quand on sort de la salle, on voit les choses autrement, on envie presque les personnages parce qu'ils vivent des choses tellement profondes qu'elles ne peuvent relever que de la fiction. On frôle presque ces événements du bout des doigts sans jamais pouvoir les toucher tellement ils sont protégés, enveloppés dans un cocon qui fait toute la magie d'une signature aussi profondément humaine que celle d'Almodovar.

Tous nos sens sont en éveil. Les hommes, les femmes, tous les sexes se mélangent pour nous offrir une pléthore de messages universels, l'amour comme il ne nous a jamais été décrit auparavant.

Antoine BOOTOINE
bootoine@free.fr


Réagissez à cet article dans les forums de l'Echo
Recommander à un ami
        Imprimer



L'auteur
Antoine BOOTOINE

Carte de reporter

5 derniers articles :
• Une québecoise pas comme les autres
• Fast food* Fardeau !
• Toute une vie à Paris
• petite escapade à San Francisco
• Le puritanisme américain

Réagissez
- Réagissez à cet article dans les forums de l'Echo
- Recommandez cet article

Devenez reporter
L'Écho du Village propose à tous les villageois de devenir reportergrâce à une interface conviviale et facile d'utilisation.

L'Echo_du_Village
Les_Blogs_du_Village
Les_forums_du_Village