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Le Grand Prix de Paris.
Dans la plus grande tradition du Joe Bar Team !!!!
Notre reporter, Jeanne Etienne, est allée enquêter sur le championnat du grand prix de Paris qui se dispute tous les week-ends, comme chacun le sait, sur le périphérique intérieur.
Jeanne Etienne : Bonjour à tous et à toutes. Le plateau est très relevé pour cette nouvelle manche du grand prix de Paris, la première de la campagne d’été. Je vous présente Robert, premier pilote de l’écurie Robert Racing Sport Compétition (RRSC), actuellement en tête du championnat et grandissime favori. Avec un temps de 11 minutes, 45 secondes et 90 centièmes, Robert a pulvérisé le record absolu du tour du périphérique. Cher Robert, pouvez vous nous décrire votre voiture ?
RRSC : Bien sur. J’ai récupéré la vielle 306 XR de grand’ mère, et je l’ai légèrement modifié. Tout d’abord, j’ai remplacé le vieux moteur de 1360 cm3 poussif, et pas très puissant par un flat six Porsche 3.5 litres turbo. Le gain de puissance n’est pas négligeable, puisque nous sommes passés de 70 à 450 chevaux. Pour gagner sur la tenue de route, je l’ai placé en position centrale arrière, après avoir enlevé les sièges des passagers. La boite de vitesse est également nouvelle, puisque j’utilise une boite séquentielle à six rapports. Pour utiliser au mieux la puissance du moteur, j’ai surbaissé la voiture, renforcé le chassis, changé les suspensions et installé quatre roues motrices. Les freins ont été également modifiés. Pour de meilleures performances, j’utilise des freins en carbone et des écopes de chez Ferrari pour les refroidir. Pour le confort du pilote, j’utilise un volant de compétition et un siège baquet. L’aérodynamique de la voiture a été également modifiée, comme vous pouvez le constater.
Jeanne Etienne : C’est très impressionnant cher Robert. Etes vous satisfait des réglages de votre voiture ?
RRSC : C’est assez compliqué en ce moment, car les conditions météos sont changeantes. Il a fait très chaud ces dernières semaines, et beaucoup de gomme s’est déposée sur la piste. Avec la pluie et la baisse de la température, le circuit est devenu beaucoup plus glissant et piègeux. Faire le bon choix de pneus va être difficile.
Jeanne Etienne : Les pneumatiques sont donc votre préoccupation première. Quel type de gommes utilisez vous ?
RRSC : En fait, je suis sponsorisé par de nombreux usagers possesseurs de grosses cylindrées. Je leur emprunte les gommes nécessaires pour la course. J’ai un bon feeling avec les Pirelli. Je n’aime pas les Michelin.
Jeanne Etienne : Nos lecteurs ne connaissent pas bien cette compétition. Pouvez vous nous décrire le déroulement de l’épreuve ?
RRSC : C’est assez simple, le grand prix se déroule la nuit, ce qui nous permet de ne pas être trop dérangés par les chicanes mobiles qui l’empruntent régulièrement. Il y a toujours des problèmes avec les « caves » qui se mettent dans la trajectoire et qui nous font perdre du temps. Pour claquer un temps, il faut avoir la chance de disposer d’un tour à peu près clair.
Jeanne Etienne : Pouvez vous nous décrire les passages les plus difficiles du parcours ?
RRSC : Tout d’abord, on entre par la porte de la chapelle. Le virage d’entrée sur le périph’ est assez difficile à négocier, c’est pourquoi il faut faire attention à ne pas sortir de la trajectoire. Sinon, on risque tout de suite la sortie de route. Une fois sur la piste, on accélère à fond jusqu’à la porte de Saint Ouen. La voiture prend facilement 360 km/h à cet endroit. La première difficulté du parcours survient au niveau des portes de Champerret jusqu’à la Défense. La piste est également très sinueuse entre les portes de la Muette et le quai d’Issy. Il y a toute une série de droites et de gauches très techniques et il faut faire attention aux trajectoires pour ne pas perdre de temps. Ensuite, on fonce pour les portes d’Italie et de Gentilly. Il y a une courbe très impressionnante que l’on prend à fond de 4, à environ deux quarante. Il faut faire attention dans ce virage car on peut facilement perdre deux à trois secondes sur le temps de référence. La remontée sur la Chapelle se fait en général au taquet. Surtout si on est en retard. On doit souvent pousser la voiture à la limite de l’adhérence pour chercher les secondes. Le virage de Pantin est également très difficile. Juste avant l’arrivée, il faut faire attention à ne pas aller à la faute !
Jeanne Etienne : Quelle est votre plus mauvaise performance sur ce parcours ?
RRSC : C’était il y a deux mois. J’étais lancé dans mon deuxième tour chrono. J’étais en avance sur les deux premiers partiels, grâce à une attaque de tous les instants, et en trajectant à mort. C’est à ce moment qu’une vielle bique avec une Twingo c’est mise en plein dans la trajectoire. J’ai eu un mal de chien à l’éviter. D’ailleurs, cette maudite chicane mobile s’est retrouvée dans le mur, histoire de lui apprendre à vivre !
Jeanne Etienne : Que lui est elle arrivée ?
RRSC : Sais pas. Je ne me suis pas arrêté. Pas le temps. Je fais de la compétition moi !! J’ai laissé mon bouclier avant et mon train de pneu dans l’aventure. Vous vous rendez compte, le comportement de la voiture était complètement changé. Je n’avais plus aucun feeling. Plus moyen de battre le record !!
Jeanne Etienne : C’est terrible en effet. Avant de vous quitter cher Robert, puis-je vous demander à quoi sert le bouton rouge sur votre tableau de bord ?
RRSC : C’est mon arme secrète. Si j’appuie sur ce bouton, un mélange de glycérininométhanol est ajouté à l’essence. La voiture gagne 50 chevaux. Par contre, il ne faut pas en abuser, parce qu’on risque de serrer le moteur !
Jeanne Etienne : Merci beaucoup pour ces dernières précisions. Au revoir Robert et bonne chance pour votre prochaine course. Je vous remercie, mais je ne souhaite pas être raccompagnée !! Non merci, sans façons !! D'ailleurs il ne faut pas que je rate le dernier métro si je veux rentrer chez moi !!!
Condottiere
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Condottiere
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