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La Belgique replonge.
Dutroux et Fourniret comme anti-reflet de notre société?
Alors que la Belgique se remet bien difficilement de sa gueule de bois Dutroux, elle se débouche déjà une bouteille Fourniret.
Depuis une semaine, le Belgique a repris un peu de son souffle. Même si toute la lumière n'a sans doute pas été faite sur la tragique et pénible affaire Dutroux, au moins le triste pédophile et ses complices ont-ils été reconnus coupables par un jury populaire et passeront de très longues années à l'ombre.
Et puis patatras, le cauchemard recommence. Les images des pelleteuses en action, les policiers qui tentent d'expliquer pourquoi il a fallu attendre tant d'années pour arrêter le suspect des premiers jours, les yeux rougis de la maman d'Elisabeth Brichet (repose en paix petit ange), déjà héroïne de la marche blanche, qui nous dit que l'annonce de l'irréparable est moins dure que l'angoisse de l'incertitude. L'Histoire se répète, peut-être juste un peu trop vite.
Alors quoi, la Belgique serait-elle terre de pédophiles, ou de flics incompétents? Ou bien le hasard fait-il décidemment si mal les choses?
Autant l'avouer, je penche pour la deuxième hypothèse. Dutroux et Fourniret sont l'anti-reflet de notre société, une sorte d'exutoire face à notre hypocrisie à nous croire terre de paix et de fraternité. Ils sont ce que nous produisont de pire : des "consommateurs". Ils n'en sont pas moins des hommes.
La similitude entre les deux affaires (choix des victimes, modus operandii, complicité des épouses, date, région,...) et leurs deux auteurs (multi-récidivistes, multi-délinquants,...) nous montre que toutes les marches blanches du monde ne changeront jamais le fait que tant que l'horreur ne nous est pas brandie sous le nez par des hommes pugnaces et courageux tels le juge Connerotte hier ou le procureur Visart de Bocarmé aujourd'hui, nous préfererons toujours les ignorer.
En attendant, des destins ont été brisés par ces deux hommes, qui devront payer. Mais il est aussi temps de faire notre auto-critique et de cesser de vouloir rendre responsables tout ce qui porte uniforme ou robe de prétoire, même si l'incompétence, une fois prouvée, doit être sanctionnée. En ce compris notre propre incompétence à laisser nos enfants grandir dans un monde où l'on protège l'avenir.
MiamiCed
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MiamiCed
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