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L'Echo du Village - Accueil n°300 - Jeudi 24 juin 2004
Rubrique littérature animée par aucun responsable. Postulez !


11 Petit boulot 12 Le grand jour 13 La bonne nouvelle
suite fin de jour de neige

Paulo trouve un travail, tout est bien qui fini bien!

11 Petit boulot

De retour en ville, Paulo est décidé à vivre avec Liza, il ne peut plus vivre en conflit avec son père, il a appris les résultats des examens, et il est reçu, ainsi que Karl. Mais sans l’appui de son père, il n’a pas eu le job qu’il espérait, et Karl plus chanceux a été embauché à sa place. Il est las de vivre sous la coupe de son père et commence à déprimer. Liza le soutient et le fait embaucher dans son supermarché, bien sur au début c’est dur, placer les marchandises en rayon ce n’est pas ce qu’il espérait faire, mais la liberté est à ce prix. Il vit à l’étroit chez Liza, mais l’entente est bonne avec sa mère qui est contente de voir un homme à la maison. Deux mois passent dans l’insouciance, Liza et Paul vivent en amoureux dans un petit appartement, le réveil du matin se fait dans la bonne humeur, Liza prépare le petit déjeuner pour toute la famille. Ils partent ensemble au travail et Liza est toujours à l’heure, pas de nouvelle du père. Paul a vu Karl qui est heureux d’avoir une place, même si cela ne fait pas l’affaire de Paul, ils s’entendent bien. Paul a recherché une autre place sans succès, il n’est pas inquiet, car il sait qu’il trouvera bien un jour. Il a eu des nouvelles de sa mère qui essaie sans succès de le rapprocher de son père, mais la négociation tourne court « c’est à lui de faire le premier pas dit Paul. »
Un soir Karl est invité au 421, c’est presque un jour de fête dans le petit logement. Quant aux Legrand ils sont seuls et peu de mots sont échangés durant les soirées. Le père s’en prend à sa femme qui a tout fait pour qu'une situation comme ça n’arrive pas « maintenant qu’il est fâché, tu vois, on est seul comme des vieux dit Maria.
- de toute façon un jour ou l’autre il serait parti, comme sa sœur qu’on ne voit pas souvent,
- oui mais maintenant il n’est pas prêt de revenir, tu as jeté un froid entre nous et ta future belle-fille,
- Ha ! ma future belle-fille, c’est bien les femmes, elles se voient tout de suite mariées,
- Moi je suis sur que cette fille, c’est la femme qu’il lui faut.
Le vieux ne dit rien et regarde son assiette et la pendule puis lit le journal, mais ce n’est pas la joie.
Au 421 la discussion s’anime, « tu vois Karl, le paradis, c’est ici avec Liza,
- tu as raison, mais vivre d’amour et d’eau fraîche, ça ne dure qu’un temps,
- mais non ça peut durer toujours, il faut y croire, et au supermarché, je vais peut être avoir un poste au service administratif, avec mes diplômes je vais les aider sur leur réseau informatique,
- c’est bien, tu t'adaptes partout, ce n’est pas comme moi, je mets du temps à comprendre les rouages d’une société,
- pas de problème, il ne faut pas s’inquiéter, quand je suis un peu déboussolé, je demande à Liza, qui a toujours de bons conseils, elle connaît bien l’entreprise,
- et ton père,
- Mon père je ne sais pas, je n’ai pas de nouvelle.
La discussion se termine tard dans la nuit, ils parlent de commerce, d’avenir, il faut dire que toutes les portes sont ouvertes pour ces jeunes diplômés.
Les samedis, Liza et Paul vont faire les courses ensemble, ils vont plutôt en ville, lieux de leur première rencontre. De retour à l’appartement, il faut souvent monter les 10 étages à pieds car l’ascenseur est en panne, mais le jeune couple est plein d’énergie, arrivés devant la porte, ils soufflent un peu mais sourient. Après avoir rangé les courses ils vont s’asseoir dans la chambre de Liza, ils se regardent dans les yeux et s’embrassent, elle est inquiète, elle ne parle pas et Paulo sent que quelque chose se passe. « Qu’es ce que tu as, tu as l’air préoccupée,
- je ne sais pas comment te le dire, mais je crois que, et un silence s’installe,
- Dis-moi tout, il y a quelque chose de différent en toi,
- En effet je crois que je suis enceinte !
- Whaou ! C’est vrai ?
- Oui, dit-elle avec un sourire,
- C’est fantastique, je suis surpris mais content,
Liza est heureuse, mais elle ne voulait pas que cela arrive maintenant, elle était une jeune fille libre, pleine de joie, sans problème. Pour elle c’est une bonne et mauvaise nouvelle, ça lui rappelle son enfance avec sa mère, et maintenant elle sent qu’elle est passée de l’autre côté de la barrière, le temps des responsabilités commence, mais elle a de l’énergie pour y faire face avec Paul qui est sérieux.

12 Le grand jour

Edouard est en vacances, il se repose et s’ennui, il a beaucoup réfléchi, il a parlé avec sa femme et ils sont d’accord pour rependre contact avec son fils. Il téléphone chez Liza, pas de chance, il n’y a que la mère de celle-ci pour répondre, mais il fait part de son intention d’inviter les jeunes un dimanche, en indiquant que l’heure de la réconciliation a sonné. la mère de Liza est ravie, car officialiser et faire admettre le couple dans la belle-famille, c’est important. Paul et Liza rentrent ensemble à l’appartement, ils sont joyeux et pas une minute ils pensent à la suite des évènements.
« Paul, ton père a appelé !
- Qu’est ce qu’il veut le vieux ?
- Il veut t’inviter dimanche !
- Dimanche ? Je ne suis pas d’accord, je suis pas prêt, il m’énerve.
Contre toute attente, elle impose à Paul d’aller à cette invitation, il faut bien que la dispute se termine, et puis le père a changé sa façon de voir les choses, elle en est persuadée. Paul demande à Liza si elle serait d’accord, Liza lui dit de façon intéressée « ton vieux ne va pas te manger, il doit être triste depuis six mois qu’il ne t’a pas vu,
- je veux bien y aller, mais s’il fait la morale je m’en vais sur-le-champ,
- mais il a envie de faire la paix, c’est le moment,
- avec lui la paix ça ne dure pas longtemps,
- Liza est ironique et dit, « j’aime quand il y a de l’ambiance, et maintenant je veux être acceptée par tes parents, et tu sais pourquoi !
- Oui, bon si tu veux, dit-il sans conviction.
Deux jours plus tard, Paul met son costume, ce qui fait rire sa copine, « tu es bien le fils à papa que j’ai connu dit-elle,
- ça va, ça va, ne m’énerve pas sinon je n’y vais pas,
- Si je ne peux pas plaisanter maintenant ?
- Tu ferais mieux de te préparer,
- Avec mon jean à trous ?
- Mais non ta robe que tu as achetée l’autre jour,
- Ne t’inquiète pas je l’ai prise rien que pour ce jour.
Paul n’aime pas que la discussion tourne autour de sujets sur lesquels ils ne sont pas d’accord. Lui veut une vie de liberté et elle veut être reconnue dans le grand monde, ce n’est pas au même endroit et pas la même chose.
Après quelques minutes dans un bus ils arrivent à la maison des parents de Paul. A peine ils sont arrivés la mère accoure et saute au cou de Paul, « ha ! Comme ça fait du bien de te revoir, tu as l’air en pleine forme, et Liza aussi. » Le père reste en retrait, mais sans montrer sa joie, on sent qu’il est heureux. Ils sont devant la belle et grande maison, le père les invitent à entrer. Liza ne se sent plus, Paul est un peu hésitant, mais se dit qu’il faut y aller. Le père leur demande de se sentir à l’aise et de s’asseoir, ce qui ne pose aucun problème. Le père d’un ton solennel dit : « aujourd’hui c’est un grand jour, la famille s’agrandit, j’ai décidé de ne plus parler comme avant, maintenant, Paul tu as choisi ta vie c’est très bien, nul autre que toi peut savoir ce qui te convient, et puis Liza est une fille très bien », ils commencent à manger et le père commence à parler de ses jeunes années, le climat est très détendu. Ca fait du bien de se retrouver en famille. Après une heure, le père recommence à chercher la petite bête, « hé Paul ! Si tu as besoin d’aide, tu peux me le demander ?
- ça va, je me débrouille,
- Liza qui a le sens pratique dit « oui pourquoi pas »,
- Non, ça va, je me débrouille, je ne veux pas dépendre de toi,
- Le Père avec un esprit généreux dit « si un jour vous avez des enfants, je vous aiderai, j’en ai les moyens, je ne t’impose rien,
Liza se sent un peu gênée, elle ne sait pas si elle doit parler ou attendre pour annoncer la nouvelle. La mère croit comprendre, elle devine tout mais ne dit rien, elle à un petit sourire et tient la main de Liza en disant, « un jour viendra, vous aussi vous serez parents, vous verrez, ça arrive plus vite qu’on pense. » Paul ne montre pas son émotion et Liza dit « pourquoi pas », elle pense qu’il faut préparer beaucoup de choses pour que tout se passe bien, mais ce n’est pas le jour ou il faut parler.

13 La bonne nouvelle

Liza travaille maintenant à la caisse du supermarché, c’est difficile, le travail est dur. Mais cela lui plait, Paulo a trouvé sa place au service administratif, tout se passe bien. Un mercredi Edouard se rend au super marché pour acheter du pain, ce n’est pas dans ses habitudes, mais il veut voir Liza à son travail, après avoir fait ses emplettes, il se rend à la caisse ou travaille sa future belle fille, l’attente est longue, enfin son tour arrive, Liza vient juste de le voir, « bonjour dit-elle,
- bonjour, ça va, tu ne fatigues pas trop,
- non ça va, mais il y a toujours des râleurs,
- Ha bon ! mais avec ton caractère ce n’est pas un problème, ils doivent être vite remis en place,
- Liza qui a l’air préoccupée de cacher son ventre dit : à la longue ça énerve quand même,
- Mais Liza, tu m’as caché quelque chose, c’est pour bientôt,
- Dans 5 mois je t’appellerai papy,
- C’est merveilleux, je te félicite.
Le futur papy paye son pain et demande à Liza si elle veut un chèque pour acheter le nécessaire pour la venue de ce bébé. Liza un peu gênée dit quand même « pourquoi pas, je vais devoir acheter beaucoup de choses. Edouard est dans un jour de générosité, il fait un chèque de mille euros et dit « tiens, cela pourra t’aider, mais n’en parle pas à mon fil,
- merci répond Liza,
- Dimanche je vous invite à la maison.
De retour à la maison, Liza fait part de l’invitation, et chose inévitable montre le chèque à Paulo, « quoi, tu t’es faite acheter !
- mais c’est de la pure générosité, je ne pouvais pas refuser, il a vu mon ventre,
- on va régler ça à la maison,
- non ici, tu n’as pas de réflexions à faire, c’est moi qu’il a félicité,
- ha si tu le prends comme ça, c’est quand même moi le futur père et je ne veux pas que mon père nous embrouille avec son argent,
- Si tu ne veux pas d’histoires, tu dis rien.
Paulo finit par accepter, après tout ça ne vaut pas le coup de s’énerver pour ça. Le dimanche qui suit tout rentre dans l’ordre, ils sont heureux de se retrouver chez les parents de Paulo. Ils parlent du futur héritier, il aura les yeux bleus, il sera comme Liza ou bien comme son grand-père, Paulo dit « je ne préfère pas », ce qui fait rire le futur papy. Et Véronique qui ne parlait pas « elle sera comme moi, vu comment tu le portes, ça sera une fille », silence général puis Paulo dit « une fille ? Ha ! Je préfère un garçon », « tu prendras l’enfant qui viendra, tu n’as pas à choisir. »
Le repas se termine dans une ambiance hors du commun, après un bon repas et quelques bouteilles de bons vins réservés pour les grandes occasions.

Djeap

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djeap@libertysurf.fr


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