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Retour sur les élections fantômes de 2002
Analyse enfantine d'une politique élitiste
Deux ans après ce qui est aujourd'hui considéré comme un cataclysme politique, essayons de comprendre modestement pourquoi ce tel fiasco eut lieu.
C'était lors de ce désormais fameux mois d'avril 2002. Un phénomène étrange s'était emparé de nos rues en suscitant l’intérêt des pigeons citadins les plus attentifs. En effet, ce printemps-là, les affiches hautes en couleurs des candidats à l’Elysée étaient de sortie et commençaient à bourgeonner aux endroits stratégiques que sont les entrées de nos écoles primaires. Solidement placardées les unes à la suite des autres, nous pouvions y voir par exemple Monsieur Chirac côtoyer de près Monsieur Jospin qui, en ces beaux jours de printemps, semblait ravi d’être aux côtés de Monsieur Chevènement et autre Madame Laguiller. A quelques mètres de là, de l’autre côté d’une frontière indéfinissable, Monsieur Le Pen se rinçait l’oeil sur Madame Boutin, elle-même soumise au tendre regard de Monsieur Madelin plus accueillant que jamais. Monsieur Mamère quant à lui discutait gaiement dans un coin de verdure avec Monsieur Saint-Josse tandis que Monsieur Hue rougissait en zieutant Madame Lepage. Monsieur Bayrou pour sa part tournait le dos à un Monsieur Mégret en clair-obscur qui avait déjà perdu la moitié de son visage dans une lutte acharnée avec les enfants du primaire.
Le soleil brillait de mille feux sur la France et sur cette brochette de visages radieux tous accordés sur au moins un point : la victoire passerait par le sourire. Restait un détail important négligé par ces élèves éblouis par l’enjeu de cette roulette russe du 21 avril. Oui, Messieurs et Mesdames les candidats, vous aviez oublié que nos écoles étaient désertes. Nos chères têtes blondes étaient en vacances - en tout cas par chez nous - et avaient abandonné votre point de rendez-vous. Vos visages regardaient dans le vide... en souriant. C’est dire si les français fuyaient ces élections printanières.
"Mieux vaut chercher une aiguille dans une botte de foin que dans une boîte d’aiguilles."
bandini29@yahoo.fr
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Monsieur Bandini
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