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L'Echo du Village - Accueil n°295 - Jeudi 20 mai 2004
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Zébulon LEVASKY
Les nouvelles de PAPEMICH

Si les vers de PAPEMICH (ou de Michel) manquaient parfois de symétrie, voire de fond, il n’en était pas de même des nouvelles.

La nouvelle telle qu’elle est normalisée aujourd’hui (8 pages maximum) est un exercice périlleux pour le romancier. Elle est même le travail inverse du dernier
En effet, celui-ci rédige un synopsis qui est l’ossature de son œuvre. Les descriptions, les détails, la narration viendront plus tard. Le brouillon achevé, souvent les romanciers étoffent encore leur œuvre.

Il est beaucoup plus difficile de dire l’essentiel en peu de pages. Le résumé est un exercice plus difficile que la dissertation ou la narration.

En cela PAPEMICH dépasse déjà beaucoup d’autres. Malheureusement, il existe trop de nouvellistes qui, finalement, n’ont pas grand chose à dire. Ce qui fait que la nouvelle est un secteur assez marginal.
Parlons donc des meilleurs que je connaisse, de ceux qui ont accepté que POE, MAUPASSANT, BALZAC n’écrivaient pas de nouvelles parce que non conformes aux critères de notre époque.
J’opposerai donc PAPEMICH à Isabelle KRONZ beaucoup moins prolifique, mais qui est aussi à l’aise dans le roman.
Isabelle excelle dans cet art. L’histoire est banale, la chute l’est également, mais elle est inattendue. Elle respecte exactement ce qu’on attend d’une nouvelle. Si elle est irrégulière, elle a son avenir devant elle.
Michel a un regard plus distant. Il écrit des histoires encore plus banales, mais les chutes sont encore plus brutales.
Ses nouvelles commencent toujours par quelque chose qui risque de nous faire rebrousser chemin, car ce sont vraiment des scènes de la vie courante. La chute en revanche, est terrible : cette scène si banale est quelque chose qui ne se répètera plus qu’un certain nombre de jours, moins celui qui vient de s’achever.

La première fois que j’ai lu une nouvelle de Michel, j’ai été touché par la simplicité de ces descriptions. La nature la plus simple (une feuille, un insecte, etc.) prend des dimensions énormes, c’est le regard d’un enfant qui s’éveille à la vie avec le recul d’une personne mûre.
Lorsque j’avais lu la chute de cette première nouvelle, je me suis dis qu’elle était géniale. Malheureusement, j’ignorais que ces récits étaient tels qu’ils étaient vécus par l’auteur.

René MORIN

erpm@freesurf.fr
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www.webzinemaker.com/index.php3?action=fiche_aut&pseudo=erpm
www.netexos.com

Pour en savoir plus


• Le site de PAPEMICH
Papemich n'a jamais publié de nouvelles. Elles sont sur ce site
http://pape.ifitsa.com/papesite.html




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