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le mur de Nanterre
coup de gueule d'un étudiant à propos de la présidence de sa fac
Quand la présidence d'une université de la banlieue parisienne cloisonne le lieu qu'il gère et nuit à ses activités,...
Il est important d'éclaircir d'abord mes positions.
Je ne fais partie d'aucun syndicat à l'université, que ce soit de gauche ou de droite, et je cautionne rarement leurs méthodes de contestation et de revendication. Cela ne signifie pas que je ne suis pas d'accord avec eux sur certains points, du moins cela dépend des syndicats.
Depuis le début de l'année, j'ai pu voir les activités syndicales telles que manifestations et appels à la grève, et de mon point de vue, cela nuit trop aux étudiants, et au bon déroulement de l'activité. Mais le Président, dont je ne citerai pas le nom, prend des décisions scandaleuses qui sont des insultes à la morale et au bon sens. Je parlerai de plusieurs points, en oubliant probablement d'autres, mais qui ne sont sans doute pas à mes yeux les principaux.
Premièrement, le cloisonnement.
Le président a décidé de fermer le passage entre les bâtiments E et D par un mur. Lorsque l'on vient de la gare, on suit la barre comprenant ses bâtiments, et on passe devant le E, puis le D, et ainsi de suite. Vous devez donc voir (si j'ai été assez clair) que le chemin d'accès au bâtiment D le plus simple et le plus rapide est hors d'usage, et qu'on est obligé de faire un détour, ce qui fait un peu plus de marche dehors. Le président semble oublier quelque chose, c'est qu'en faisant cela, les étudiants handicapés aussi en souffrent, et d'autant plus que le service d'aide pour les handicapés se trouvent dans le bâtiment DD.
Ce mur aurait été bâti dans un souci de sécurité en cas d'incendie, afin d'empêcher la propagation du feu. Il est vrai que les portes coupe-feu, ça n'existe pas! Le président a aussi bloquer les sorties de bâtiments en y plaçant des caméras. Sauf en cas de danger, il est interdit de sortir par là. Il a aussi fait fermer beaucoup de locaux, donc une cafétéria, des locaux de syndicats, etc...
Parlons des caméras et d'autre chose, la répression sécuritaire.
A Nanterre, il est visiblement normal que des policiers y entrent en voiture et patrouillent, comme dans une cité difficile. Nous sommes une université, un lieu d'échanges culturels, d'enseignement et de recherche, pas un quartier de délinquants juvéniles, même si nous nous trouvons en banlieue. On m'a souvent dit que la section Histoire de Nanterre était l'une des meilleures de France. Quoiqu'il en soit, nous avons le droit à beaucoup de vigiles, des caméras, sans compter les cloisonnements pour mieux nous surveiller et nous coincer. Voir un lieu ouvert se fermer ainsi est troublant, et il y a de quoi se mettre en colère. Certes, certains syndicalistes agissent de façon agressive et parfois digne de vandales, sauf quand ils détruisirent le mur, qui fut reconstruit, mais il est scandaleux que pour quelques électrons libres et particulièrement agités, tous les étudiants doivent payer les pots cassés. Il y a un certain je-m'en-foutisme que je trouve scandaleux!
Une université doit refléter la démocratie : le droit de s'exprimer, la liberté de penser, le droit de circuler, etc... du moins tant que l'on respecte les intérêts de la collectivité et que l'on ne nuise pas à l'ensemble (en interrompant un cours que des élèves sérieux aimeraient bien suivre, par exemple). Il doit y régner un respect mutuel.
Quand c'était essentiellement des attaques personnelles à l'encontre des syndicats, je pouvais ne guère y accorder d'importance. Mais quand on s'attaque à tous les étudiants, y compris à ceux qui souffrent d'un handicap, là, pour le bien de tous, je me dis qu'il servira peut-être à quelque chose de prendre mon courage à deux mains et de taper cet article.
La présidence doit quand même veiller à conserver l'équilibre de l'université, non simplement le prétendre. Il n'existe pas d'ordre fondé sur la répression et l'intolérance, pas d'ordre ou des vigiles peuvent user de la violence contre des étudiants.
Voilà le résumé de la situation à Nanterre, où même des étudiants un minimum sérieux ne peuvent travailler en paix. Afin de faire changer les choses, cet article était la première étape.
La seconde sera une pétition qui vous sera adressée, chers concitoyens; mais avant, je me mettrai d'accord avec certains syndicats. Dans la vie, il y a de nombreux combats. Certains peuvent se gagner pacifiquement, sans faire couler la moindre goutte de sang, par une foule nombreuse d'individus raisonnables et sensés. Sous le poids, de nombreuses choses s'ébranlent. Devant les tensions qui montent à l'université, j'espère que ma solution, la plus sage à mes yeux, sera suivie.
Fmicky95@aol.com
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| L'auteur |
Poetenbalade
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