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L'Echo du Village - Accueil n°275 - Jeudi 25 décembre 2003
Rubrique société animée par Gerard Georges BRETON


F.N. : Fonction Nettoyer
Le karcher est sous pression et on décape à fond

(l'illustration est de Tym!)

Depuis que l'ancien O.A.S., le vieux maître des cérémonies de torture au gégène en Algérie, l'ex chef de file de partis néo-fachistes et antisémites dans les territoires d'outres mers, Jean-Marie Le Pen a pris d'assaut la maison Front National, il en a fait sa villa sacrée, son bastion légendaire pour lui et sa dynastie (sa charmante fille en tête).
De plus, pour s'assurer la sécurité dans sa forteresse imprenable mais contestée, il a mis en place un service d'ordre interne et externe pour « purger » ou « exterminer » les « dérives » possibles de certains militants devenants trop ou pas assez démocratiques.
De nombreux articles, dossiers, journaux, revues, ont parlé du F.N., de ces dirigeants, de sa mécanique, de son marketing,.. mais aucun d'entre eux n'a pour le moment traité de cet organe dans le corps, de ce tout dans le rien, de cet ensemble autonome et pour autant souder à son leader charismatique et emblématique, le service de nettoyage du Front, le protocole express pour pulvérisateur haute pression en manque de taches bien grasses et souvent noires. Ainsi nous tenterons dans la suite de cet article de comprendre ce qui fait la spécificité et la structure de ce qui devenu le fer de lance du Landru moderne.


Jean-Marie Le Pen est né en 1928 à La Trinité-sur-Mer dans le Morbihan en Bretagne.

Tout commence donc lors de la guerre d'Algérie où Le Lieutenant Le Pen comme une partie de ces camarades perpétu différentes séances de torture, de violence, de viol, à l'égard des membres présumés et désignés du FLN (Front de Libération National, mouvement indépendantiste algérien). Mais malheureusement dans cet article l'important n'est pas là. C'est le regard et le sentiment sur ce sujet qui nous est donné par Le Pen et les cadres dirigeants du parti qui importe.
« Pour Jean-Marie Le Pen, ancien officier parachutiste, qui à l'époque avait repris du service dans la Légion étrangère, "il faut s'entendre sur la définition du mot torture". Le leader du Front National (FN) assure que l'armée française n'a pas torturé en Algérie et qu'elle s'est contentée de "procéder à des interrogatoires qui pouvaient aller jusqu'à l'imposition de douleurs physiques graduées mais sans réelles séquelles invalidantes, que le terroriste pouvait d'ailleurs faire cesser en donnant des renseignements". Droithumains.org.
Ainsi, au sein du parti on tente d'oublier ce passé trouble du patron, on essaye de faire table rase, on nettoie quitte à inventer des histoires pour revaloriser l'image du grand chef. Par exemple, il se dit dans l'enceinte de l'organisation et parmi les militants que Jean-Marie fut quasiment un exemple pour ces frères d'armes, allant même jusqu'à poussé la gentillesse et le savoir-vivre en enterrant les morts au combat de l'O.A.S, la tête dans la direction de la Mecque.
Nous pouvons donc en comprenant cette époque voir l'ambiguïté qui sert le F.N. On tente d'oublier les faits inintéressants et gênants du parti, mais on s'y appuie pour créer la ligne directrice du parti et l'opinion portée les dirigeants, les militants et les sympathisants.

Une autre dynamique prouve cette recherche progressive de la propreté au sein du part : les services d'ordres. Ils sont là pour s'assurer que le message officiel soit pleinement mis en place, sans aucune « gène » dangereuse extérieure. Ils nettoient à l'extérieur pour avoir un plan de travail propre pour les dirigeants.
Le D.P.S. ou Département de protection et de sécurité, a la fois service d'ordre et police politique interne, la DPS" peut, au pied levé, remplacer tout échelon du parti en cas de coup grave ", si l'en croit "Monsieur Robert, l'un de ses responsables régionaux. Implantés dans une soixantaine de départements, ses membres se rassemblent par "équipes", "dizaines", et "groupes", à l'écart des instances politiques de l'organisation. Forte de quelque 1 500 membres, cette petite troupe est placée sous le commandement direct de Jean-Marie Le Pen, via un ingénieur chimiste à la retraite qui se fait appeler "colonel Janbart". Mais toute ressemblance avec une organisation gaulliste dissoute en 1982 serait purement fortuite.
Au cours d'une "cérémonie officielle" strictement confidentielle dans le courant de l'été 1986 ont distribue les différents éléments de la tenue du D.P.S. Quelques jours plus tard, les DPS faisaient leur première apparition publique à la Fête des Bleu-Blanc-Rouge.
Après bien des déboires la création du D.P.S. auparavant diligenté à Carl Lang va s'affirmer à l'arrivée à sa tête du « Colonel Jambart » qui sera nommé responsable national de ce Service d'Ordre à l'été 1985.
Au nom d'un passé commun dans le FNC (Front National des Combattants) cet ancien de l'OAS-métro qui est en fait Capitaine de réserve va en un an s'occuper d'officialiser les petites affaires des petits soldats de la DPS qui ne sont pas sans taches. Ils sont peu soigneux avec les affaires et parfois un peu mai élevés et vantards. Au congrès de Nice, un journaliste de "L'Evénement du jeudi" en a fait la douloureuse expérience. Un DPS lui a salement déchiré son polo et proprement fichu son poing dans le pif après l'avoir menacé de le "sodomiser devant le monde entier". C'est ainsi une sécurité incertaine mais totalement aux ordres du chef à laquelle certains journalistes, militants d'autres partis ou même passants ont à faire assez régulièrement et ceux plutôt dans des situations conflictuelles pouvant parfois entraîner des morts.

En Octobre 1997, lors d'un meeting à Monceau-les-mines, on voit pour la première fois apparaître la milice du Front National. Dans la pénombre on les confond avec des C.R.S. Ces unités mobiles d'interventions, sont la face cachée du service d'ordre du FN. Un groupe de choc d'un type nouveau, violent, brutal, équipée de façon paramilitaire : casque, combinaisons, boucliers anti-émeutes, matraque de 75 centimètres, bombes lacrymogènes, pistolet à balles de caoutchouc, gaz paralysants,... Cette milice est ainsi une continuité dans les services opératoires de sécurité « classiques » comme la D.P.S. C'est le bras armé du clan Le Pen, comme les S.A. ou les S.S. furent ceux du Führer Adolf Hitler.


Enfin, la dernière dimension de ce nettoyage à haute pression pour donner une tendance plus policé du F.N., est celle du marketing, dont l'incarnation vivante est celle de la fille du père spirituel, du grand orateur dirigeant : Marine Le Pen.
La petite fille est devenue grande et le papa chéri lui donne progessivement plus d'importance dans le parti. Elle devenue depuis plusieurs années, la figure de proue des nouveaux extémistes de droite. Des jeunes pour la plupart, plus policé et moins archaïques et directs dans leur propos, ils imposent aussi plus facilement les idées du partis. En dehors de la droite catholique et faciste pure et dure des anciens et à coté des néo-nazis au crâne rasé et voulant casser du juif ou de l'arabe, ils ont sûr décaper la trame ancestrale en place dans le système de l'ancien poujadiste.
La fille du " Menhir " a parachutée vice-présidente du Front national par son père, malgré son désaveu aux élections du comité central du parti. Une crinière blonde, la voix cassée par les cigarettes et un tempérament volontiers explosif. Agée de trente-quatre ans, Marine Le Pen, benjamine des trois filles Le Pen, a hérité " à 300% " des idées de son père. Pourtant, la petie dérange. Ce que de force du patron et surtout les réactions qui en ont découlés, révèlent au grand jour les distorsions dans le parti. Les héritiers de la droit chrétienne et conservatrice voyant d'un très mauvais œil les aggissements de cette mijaurée qui bouleverse leurs habitudes.

Ainsi en conséquence de cette intrusion et de cette prise de position de Marine, c'est plutôt la guerre des clans avec par exemple Bruno Golnnisch, qu'une réelle modification dans la ligne directrice et idéologique du parti.

Mais l'on voit bien dans toutes ces dimensions la tendance progressive, à un nettoyage en grand effectué dans l'enceinte de la maison Front National. En même temps que l'idéologie prône un certain décrassage de la France comme d'autre voulait laver des races inférieures, un certain courant verrait d'un très bon œil une certaine policisation des idées, des images et du système Front National. Pour mieux se rapprocher de la conquête du pouvoir et de son obtention. Apparemment en plus cela à l'air de marcher: résultat du premier tour des élections présidentielles de 2002.


Hio-Tin-Vho
La plume plus forte que l'épée


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