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L'Echo du Village - Accueil n°268 - Jeudi 5 novembre 2003
Rubrique littérature animée par aucun responsable. Postulez !


Si c'est un homme, de Primo Levi
Une oeuvre autobiographique sur la vie dans les camps nazis

Primo Levi a commencé à écrire cette oeuvre peu de temps après sa libération, en 1945. Il se trouvait alors dans l'un des différents camps d'Auschwitz, plus précisément dans Auschwitz-Monowitz, dit La Buna, un camp de concentration et de travail. Les camps d'extermination sont mentionnés, notamment par l'expression "passer par la cheminée", qui mentionne les fours crématoires.

Jeune docteur en chimie, juif (mais guère croyant)italien, Primo Levi fut arrêté en compagnie de résistants politiques italiens puis déporté en tant que Juif. Il nous décrit les camps de la mort avec une quasi-objectivité et une précision qui montrent qu'il est un scientifique.
A travers cette oeuvre, Primo Levi nous montre la façon de torturer les Häftlinge (détenus), par une déshumanisation, visiblement pensée avec une intelligence démoniaque.
Par des souffrances physiques et morales, on anéantissait le corps et l'esprit, pour en faire des bêtes, puis des objets. Ceux qui trouvaient le moyen de survivre le faisaient en écrasant les autres déportés, en leur volnt leur peu de nourriture, pourtant nécessaire à leur survie, en les maltraitant,... Primo dira plus tard que les meilleurs sont morts les premiers, car les plus sensibles, les plus attachés à la morale, importante dans une vraie société, pas dans celle ou règne la loi du plus fort,ne pouvaient survivre. Il fallait voler, "combiner" (simplement faire du recel, du troc avec d'autres déportés, trouver des astuces pour contourner les interdits,...)
C'est une vision sombre et absurde (on jou même de la musique dans le camp, et la pelouse y est mieux traitée que les hommes) de l'homme que l'on voit là, mais Primo Levi termine presque sur une touche d'espoir.
En effet, amlgré toutes les tentatives nazies de déshumanisation, on devait être une bête amorale ou mourir, certains conservaient une parcelle d'humanité, une petite flamme de vie et une lueur d'espoir. Certains ne devenaient pas des fantômes vides, des morts-vivants et restaient humains au point de faire preuve de bonté.
Nous voyons notamment Primo Levi partager avec un ami ses souvenirs de l'oeuvre de Dante Alighieri la "Divine Comédie", car Primo Levi, comme son père, était féru de littérature. Il est ému par ses souvenirs qui lui reviennent, heureux.
Primo Levi nous offre avec ce livre, qui montre l'horreur, ou une partie, des camps nazis, à la fois une oeuvre littéraire et un document historique ou nous pouvons parfois voir son analyse scientifique.
Je pense qe nous devons remercier Primo Levi d'avoir voulu partager son expérience avec le monde, de nous l'avoir montrés, à tous, pour que chacun comprenne ce qui s'est passé et que le monde ouvre les yeux.
Une oeuvre incontournable lorsque l'on veut se renseigner sur la déportation ou lire de la littérature sur ce sujet, comme celle d'Elie Wiesel, autre grand auteur racontant son expérience des camps de la mort.


Fmicky95@aol.com


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