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altercation avec des vigiles durant la manifestation étudiante du 21 Octobre 2003
conflits intra-universitaires à Nanterre pour le droit aux études
J'avais entendu parler des manifestations étudiantes, et vu une petite, mais là, ce fut fort.
En effet, durant le cours d'Histoire moderne que je suivais, des étudiants sont entrés dans l'amphithéâtre en criant pour les "sans-fac", et l'un d'eux a même parlé au micro de notre professeur, après le lui avoir demandé.
Les vigiles avaient répondu de façon musclée à la manifestation, à coup de gazs lacrymogènes, et les étudiants ont donc pénetré dans l'un des amphithéâtres, le notre.
Les vigiles étant eux-mêmes rentrés dans l'amphithéâtre après les étudiants, les deux camps se sont échauffés très vite. On a eu le droit à des insultes et des menaces devant nos yeux.
Avant, et même après, l'étudiant syndicaliste au micro a décidé de recruter des troupes pour la manifestation, par un appel à nous lever et à rejoindre la manifestation.
Le professeur a fait preuve de tact et de diplomatie, essayant de calmer le jeu par la négociation, demandant même le secrétaire général de l'université. Nous verrons ce que cela donnera...
Ce même professeur, après avoir essayé de maintenir le cour, a veillé à ce que les élèves ne voulant pas se mêler à cela puissent quitter le bâtiment sans risquer de subir une quelconque violence. Il a très bien agi en veillant à la sécurité de tous, et en rappelant que le sérieux et le suivi des cours étaient l'une des priorités pour un étudiant, et que c'était le choix de celui-ci de faire passer son activité politique avant ses études. Nous sommes donc sortis, en voyant à l'entrée la manifestation et les vigiles qui bloquaient l'entrée.
Rappelons les faits qui nous ont mené à cette évènement. L'université a refusé l'inscription de 300 personnes, notamment parce que certaines sont des immigrés sans carte de séjour.
Mais voilà le problème: l'université veut que l'étudiant possède une carte de séjour pour l'inscrire, alors que la préfecture demande une carte d'étudiant pour donner cette précieuse carte de séjour. Cherchez l'erreur!
Les étudiants syndicalistes, en bonne partie d'extrême-gauche semblerait-il, se sont tout de suite embrasés et ont crié à l'injustice. Ce qui est normal car je trouve tout-à-fait anormal que des personnes volontaires soient privées d'études parce qu'elles n'ont pas de carte de séjour.
Ils ont répété manifestations et demandes de parler au directeur, ce qui fut toujours refusé, les vigiles bloquant le bâtiment de la direction (celui-là même ou est l'amphithéâtre de mon cours). J'ai eu vent de manifestations qui duraient jusqu'à trois heures du matin, et apparemment il y en a eu une il y a peu de temps. Je l'ai su quand un vigile avait dit à une étudiante d'aller se coucher car leurs actions n'auront pas d'effet.
On peut comprendre que ces actions répetés exaspèrent les vigiles qui ont reçu l'ordre de ne laisser passer personne. Mais un vigile doit préserver l'ordre et de défendre, pas frapper de pauvres étudiants criant à l'injustice pour une bonne raison. La violence ne résoud rien, d'autant plus que ça attise davantage la flamme révolutionnaire des étudiants.
Ils ne comprennent que les vigiles,ayant reçu l'ordre de ne laisser passer personne, risquent peut-être gros en désobéissant, ce serait comme une faute. De l'autre côté, pourquoi les vigiles ont-ils autant de rage, pourquoi n'essayent-ils pas de calmer par quelques paroles? La colère se voit dans les deux camps.
Les étudiants ont aussi en tort de considérer tout acte à leur encontre comme une injustice. C'est vrai pour la non-inscription, mais il est connu que les cris n'ont pas un effet apaisant, et le ton monte très vite très haut.
Il ne reste que deux semaines pour les inscriptions, et on se demande si le directeur tiendra ou signera.
Espérons seulement que les deux camps feront preuve de plus de tact et d'intelligence. Une entrée brutale dans un amphithéâtre ou il y avait cours nuit beaucoup aux étudiants eux-mêmes qui souhaitent étudier en paix. Espérons donc qu'une solution sera trouvée pacifiquement et que le problème sera réglé, qu'il y aura une "happy end" pour les "sans-fac".
Même toutes ces lignes ne peuvent retranscrire tout ce que j'ai ressenti en ce court instant mouvementé.
Fmicky95@aol.com
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| L'auteur |
Poetenbalade
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