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n°201 - Jeudi 1 août |
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| Rubrique L'actu animée par Aggie |
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Délinquance des Roumains en France: la collaboration de Paris et de Bucarest.
Trafic d'handicapés, réseaux de mendicité ou prostitution de mineurs, Paris et Bucarest sont décidés à lutter ensemble contre la délinquance roumaine en France, un thème qui sera au centre de la rencontre aujourd'hui entre les deux ministres de l'Intérieur des deux pays.
Ces affaires sont bien de véritables organisations, sectorielles et géographiques. Les handicapés, vrais ou faux, sont répartis et placés sous la coupe de chefs de troupes. On leur attribue un carrefour, un feu rouge, et ils doivent ramener tant d'euros par jour, faute de quoi ils sont bastonnés.
Pour lutter contre ces organismes, Nicolas Sarkozy reçoit son homologue roumain, Ioan Rus, avant de se rendre lui-même à Bucarest au mois d'août. Les deux pays veulent étudier un renforcement de leur coopération policière.
Bucarset a d'ores et déjà annoncé l'envoi d'un officier de liaison à Paris pour organiser le rapatriement des immigrants roumains en situation irrégulière. D'ailleurs plusieurs affaires de trafic d'handicapés roumains ont été mises à jour ces dernières semaines en France. De plus une dizaine d'handicapés ayant pratiqué la mendicité en France ont déjà été expulsés le 13 juillet. Cela marque le début d'une opération plus vaste visant à expulser quelque 200 Tziganes, selon des sources policières roumaines.
Mais qui sont en réalité ces roumains, pourquoi sont-ils ici? Il ya énormément de cas de figure: délinquants occasionnels ou professionnels, jeunes attirés par "l'eldorado français" et tombés sous la coupe de chefs de groupes, ou encore victimes de trafics organisés depuis leur pays... "Il y a eu les voleurs spécialisés dans les horodateurs, on parle maintenant des mendiants handicapés, des prostitués..." résume Me Lefèbvre, juge des enfants à Paris, qui s'occupe des mineurs roumains.
Selon l'association Parada, qui s'occupe des enfants des rues en Roumanie et a une antenne à Paris, les jeunes roumains, de plus en plus nombreux dans les rues de la capitale, arrivent du nord de la Roumanie et viennent de famille paysanne. "Les jeunes dont on s'occupe pour le moment sont essentiellement dans un réseau familial. On ne peut pas parler de réseau mafieux" estime Miloud Oukili, fondateur de Parada.
Evoquant les récentes affaires de mendiants handicapés découvertes à Lyon, Nice et Grenoble, un policiçer parle, lui, de "traite d'êtres humains". "Il faut essayer de tarir cette immigration et s'attaquer aux dirigeants des filières" estime-t-il, tandis qu'au ministère de l'Intérieur on se féllicite de la volonté de collaboration affichée par la Roumanie.
le 29 juillet
ellen011@hotmail.com
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| L'auteur |
Ninisurfette
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