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n°157 - 13 septembre 2001 |
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| Rubrique L'actu animée par titibeny |
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Internet face à la crise
Force et faiblesses du réseau
Dès l'annonce des attentats, les internautes connectés sont rapidement partis à la recherche d'informations. Cela eut pour effet rapide la surcharge de nombreux sites web de journaux. Les serveurs ne purent assumer cette charge bien longtemps. Alors que le site de Libération avait trouvé le temps de faire une mise à jour de sa Une à 15h40, quelques minutes plus tard il ne devait plus être accessible. De nombreux autres sites subirent le même sort. Lemonde.fr, afp.fr, tf1.fr, reuters.com, cnn.com, etc., tous étaient aux abonnés absents. En France, il n'y a bien que le site d'i>télévision qui a pu tirer son épingle du jeu, peut-être à la faveur d'une plus faible notoriété. Certains sites, eux, prirent rapidement la décision d'alléger leur page d'accueil pour permettre aux internautes d'avoir accès à un minimum d'information. C'est le cas, par exemple, de Radio France qui n'avait sur son site qu'un lien vers le streaming de son antenne et un bref fil info des dernières dépêches. En réduisant au maximum le nombre de requêtes, le webmaster donnait alors plus de chances aux internautes d'accéder au site tout en minimisant la charge subie par le serveur.
Dans leur grande majorité, les sites de journaux mirent plusieurs heures avant d'alléger leur Une pour contrebalancer la surcharge de trafic. Pendant ce temps là, la télévision diffusait déjà les premières images recueillies sur les lieux du drame et la radio multipliait les éditions spéciales. La Toile a montré ce 11 septembre 2001 qu'elle n'était pas encore prête pour être un média de masse et pour assurer une bonne diffusion des informations. Elle ne peut pas encore concurrencer la télévision ou la radio.
Si, sur le plan de l'image et du son, le web reste en-deçà de ce qu'offrent les médias dits classiques, c'est sur le plan des contacts humains et de la solidarité que le réseau a montré sa vraie force. Grâce aux systèmes de messagerie instantanée ou aux chats, il était possible d'être en contact direct avec des témoins des événements. C'est ainsi que, sur ICQ, on pouvait recevoir des messages en provenance des États-Unis nous disant : « désolé, je te laisse, on doit évacuer les locaux ». Dans les canaux IRC grand public, il était donné à chacun de lire les messages envoyés par des citoyens américains choqués et bouleversés.
Le courrier électronique a bien résisté aux soudains embouteillages du réseau. Les technologies et techniques du courriels sont faites pour gérer de telles situations. Si l'adresse à laquelle est destiné un message ne répond pas, le serveur sait attendre et tenter un nouvel envoi un peu plus tard. Toute communication via le réseau n'a donc pas été rompue, même au plus fort de la crise.
Le réseau a même pu être un outil original et neuf face à la tragédie. Des internautes mirent rapidement en place des listes et formulaires pour permettre aux survivants de faire savoir qu'ils avaient échappé à la catastrophe. Parmi les sites qui hébergent ces listes, on trouve un site perso, un fournisseur d'accès qui a offert ses services et un serveur de calcul hébergé par l'université de Californie, Berkeley.
De nombreux sites ont également voulu témoigner leur soutien aux familles, amis et proches des victimes. Peu après les événements, le surfeur tombait souvent sur des pages d'accueil mise en berne pour signifier la tristesse des équipes responsables des sites. Le 11 septembre dernier, le web devenait profondément humain et l'émotion était bien présente. A passer sur les sites de PHP.net, Amazon.Com, Google.com, Suse.com, Linux-Mandrake.com ou même de Playboy.com aussi étonnant que cela puisse paraître, le surfeur avait une impression étrange. Le monde entier était sous le choc, le web aussi.
PeM icq - 50043368 http://pem.levillage.org
Pour en savoir plus
• Une liste de survivants
http://www.shunn.net/okay/
• Un site en berne
http://www.php.net
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