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n°136 - jeudi 19 avril 2001 |
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| Rubrique L'actu animée par Gollum |
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Jours de grève ou la galère rennaise
Un jour ou deux sans train ou 24 jours sans bus ?
Il aura fallu 24 jours de grève des bus sur Rennes pour que l'information remonte au niveau national.
Trois phrases ont suffi à informer la France qui retiendra probablement les motifs : la STUR, Société des Transports Urbains de Rennes, afin de diminuer les fraudes, veut faire monter les usagers par la porte avant et les chauffeurs ne veulent en aucun cas porter la double casquette chauffeur / contrôleur à leurs risques et périls.
Depuis trois semaines, Rennes se lève plus tôt chaque matin. Qu'il pleuve, vente ou fasse soleil, les piétons ne se promènent pas et vont bon train. Les vélos et rollers n'ont jamais été aussi nombreux et Rennes n'a rien à envier, de ce côté-là, aux rencontres "deux-roues" ou "rollers" organisées.
Les services publics, le centre ville, les commerces n'ont jamais été aussi tranquilles. A tel point que les commerçants du centre ont fermé leurs portes à 18h le mardi 16 pour exprimer leur mécontentement dû à la baisse de leur chiffre d'affaires.
Trois semaines sans transport en commun, si on n'a pas de voiture, ce sont des courses faites à pied, chaque jour ou presque. C'est aussi éviter d'avoir à chercher un emploi ou des missions en intérim.
Il est vrai que les voies sont plus calmes sans bus, même avec les voitures la circulation est plus fluide.
Il est à regretter, pourtant que malgré un service de covoiturage (mis en place par la STUR), la solidarité entre personnes motorisées et piétons soit si peu présente.
On ne parlera pas ici de juste cause du côté du patronat ou de celui des syndicats CFDT ou CGT, juste d'usagers pris en otage. Encore !
L'on pourra en tirer une leçon : en cas de grève de transports urbains, il est préférable d'avoir les moyens de ne rien avoir à faire et de posséder un véhicule.
maud@vagabonde.net
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